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Article du

Témoignage d’une élue caquiste

Aînés : « la maltraitance, elle est partout, tout le temps »

Paru le | Catégorie: Famille & Aînés

(R.I.) La députée caquiste Lise Lavallée a profité d’un débat à l’Assemblée nationale pour livrer un témoignage sur le sort réservé aux aînés du Québec depuis des années :

 

« Quand mon père est décédé, c'est moi qui allais magasiner avec ma mère, lui acheter des vêtements, ce que mon père faisait. Il aimait toujours qu'elle soit bien habillée. Et quand j'allais avec elle dans des magasins, on rentrait, il y avait toujours un employé qui disait : Bonjour, ma petite madame. C'est ça le regard qu'on porte aux aînés, ma petite madame.

 

Et là, j'ai réalisé que, quand on vieillit, on rapetisse physiquement, mais aussi dans le regard de l'autre jusqu'à devenir invisible. Ça reflète un peu le regard que la société porte à cette étape de vie, à ces personnes qui atteignent un âge vénérable.

 

Pour les organisations, les aînés, ça se résume à des lits qu'on doit libérer, à des personnes qu'on a déplacées. Où, quand, comment? On s'en fout. Est-ce que ça fait l'affaire des familles, des proches aidants? On s'en fout.

 

Je suis certaine qu'ici, à l'Assemblée nationale, tous les députés ont eu la visite de conjoints, de familles pour venir partager ce qu'elles vivaient avec des personnes proches d'elles qui étaient placées dans un CHSLD public, mais souvent privé, privé non conventionné. […]

 

Il y avait des problèmes organisationnels avant la pandémie. La pandémie n'a fait que d'exacerber, mettre une lumière crue sur des horreurs qui existaient déjà. Naturellement que la pandémie, il y a eu un virus qu'on ne pouvait pas contrôler. […]

 

C'est ça, la réalité. On peut bien vouloir en discuter, de reparler de tout ce qui s'est passé. C'est une horreur, ce qui s'est passé à Herron. Est-ce qu'il y avait des problèmes avant? Il faudrait le savoir. Est-ce que cette résidence-là avait eu les agréments qui avaient été renouvelés? Est-ce qu'on avait bien vérifié comme il faut? Est-ce qu'il y avait des problématiques avant? Ce n'est pas apparu du jour au lendemain. Peut-être que oui, peut être que non.

 

Pourquoi des employés sont disparus tout d'un coup? C'était quoi, les conditions de travail? Donc, on peut bien vouloir critiquer la ministre, mais elle ne peut pas être responsable des problématiques à la base. Ces problématiques-là, je les entends, vous les entendez, tout le monde les entend ici. […]

 

Moi, je les ai entendus. Ça me choque, mais ça me choquait même avant la pandémie. Ça me choquait d'entendre ces histoires-là. Ça me choquait de la façon dont on traitait les aînés. Ça me choque tellement que si, moi, je sais que je risque de me retrouver là, je préfère prendre une petite pilule, puis arrêter ça là. Je n'ai pas envie d'être l'autre côté.

 

On dit qu'on respecte les aînés? On se préoccupe des aînés. La ministre des Aînés, je suis allée la chercher, je l'ai recrutée. C'est ça qu'elle voulait, s'occuper des aînés. C'était sa mission. Elle s'en est occupé. Elle ne pouvait pas tout contrôler. Personne ne connaissait la pandémie, personne ne connaissait le COVID, personne ne savait les dommages que ça ferait. […]

 

Je pense que quand on parle de responsabilité ministérielle, il faut parler aussi de la responsabilité organisationnelle. Mais la responsabilité qu'on porte, chacun de nous, face à nos aînés. […]

 

Mais, quand on dit : on veut faire porter la responsabilité de comment on traite nos aînés, j'aimerais qu'on se rappelle de tous les gens qui viennent témoigner à nos bureaux, de tous les gens qui nous appellent pour nous soulever les problèmes, à toutes les semaines, concernant la maltraitance de nos aînés.

 

La maltraitance, elle est partout, tout le temps. Donc, ce n'est pas quand arrive une crise comme ça qu'il faut s'en préoccuper, oui. Il faut le reconnaître, il faut reconnaître notre responsabilité, puis je pense que le premier ministre le fait, la ministre des Aînés l'a fait. On l'a tous fait.

 

Mais il faut s'en préoccuper à l'année longue, à tous les jours. Ça s'applique aux enfants vulnérables, ça s'applique aux aînés vulnérables. Pour moi, c'est ça notre responsabilité. »

(Extrait d’une intervention au Salon bleu de l’Assemblée nationale)

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