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Message au gouvernement

Un avertissement clair sur l'essoufflement entrepreneurial

Paru le | Catégorie: Économie

(R.I) Une étude indépendante réalisée par la firme Illo économie pour le compte de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), dresse un portrait précis des PME québécoises et met en évidence un paradoxe de plus en plus marqué : si les PME demeurent le pilier de l'économie québécoise, plusieurs signaux montrent que leur dynamisme s'affaiblit.

 

Le rapport établit que les PME représentent 98 % des entreprises au Québec. En prenant en compte les travailleurs autonomes, elles assurent 52 % de l'emploi total, en plus de générer près de la moitié du PIB de la province. Ces chiffres confirment la place centrale des petites et moyennes entreprises dans la vitalité économique et leur rôle structurant dans toutes les régions.

 

Pourtant, malgré cette base solide, l'étude souligne un ralentissement du renouvellement entrepreneurial. Le Québec affiche un taux de rotation des entreprises systématiquement plus faible que la moyenne canadienne, un écart passé de 2 points de pourcentage en 2023 à 2,5 points en 2025.

 

Bien que le nombre total d'entreprises actives reste stable, la capacité de créer de nouvelles entreprises demeure limitée : le taux de création s'établit à 1,3 %, alors qu'il atteint 1,7 % au Canada.

 

Parallèlement, le nombre de travailleurs autonomes a diminué de 5 % au cours des dix dernières années, illustrant un affaiblissement progressif de l'entrepreneuriat individuel.

 

« Cette étude confirme que les PME québécoises sont robustes, mais que les conditions qui leur permettraient de croître et de se renouveler ne sont pas suffisamment favorables. Si nous voulons une économie plus agile, plus productive et plus innovante, nous devons offrir aux entrepreneurs un environnement qui stimule l'investissement, la transmission d'entreprise et la création de nouvelles activités, » affirme François Vincent, vice‑président pour le Québec à la FCEI.

 

Redynamiser l'entrepreneuriat pour gagner en productivité

L'étude met également en lumière un enjeu crucial : la faible adoption des technologies d'automatisation et de numérisation dans les petites entreprises. Seules 26,7 % des entreprises de 4 à 19 employés ont investi dans ce type de technologies au cours des trois dernières années, alors que cette proportion atteint 57,6 % chez les entreprises de plus grande taille.

 

Les dirigeants évoquent particulièrement le manque de temps, les coûts importants et la difficulté à trouver des solutions adaptées pour expliquer ces retards.

 

Autre élément préoccupant : la relève entrepreneuriale. La FCEI estimait déjà en 2022 que 58 % des entrepreneurs prévoyaient quitter leur entreprise d'ici cinq ans, une proportion plus élevée qu'ailleurs au pays.

 

Pire encore, 21 % des entrepreneurs québécois anticipent devoir fermer leur entreprise faute de successeur, un risque nettement plus prononcé que dans les autres provinces.

 

Sans amélioration des conditions de transfert, le Québec pourrait faire face à une vague de fermetures susceptible d'affaiblir durablement son tissu économique.

 

« La résilience des entrepreneurs québécois compense les effets de la hausse des coûts, des pénuries de main-d'œuvre et du fardeau réglementaire et fiscal. Lorsque ces contraintes persistent, les PME tendent cependant à ralentir leurs investissements, à reporter des projets de croissance ou à privilégier la fermeture plutôt que le transfert de leur entreprise. Or, la capacité de l'entrepreneuriat québécois à se renouveler, à se transformer et à se transmettre reste un déterminant de la trajectoire économique du Québec au cours des prochaines années. », commente Audrey Azoulay, auteure de l'étude.

 

Pour la FCEI, la prospérité future du Québec dépendra de notre capacité à libérer le potentiel des PME. Cela passe par un allègement significatif de la fiscalité et du fardeau réglementaire, par un accès plus fluide au financement et par un accompagnement réel pour l'adoption des technologies.

 

La FCEI a démontré que le fardeau fiscal et réglementaire québécois est désavantageux pour les petites entreprises.

 

« Les dirigeants de PME ont tenu le cap lors des récentes crises successives. Ils veulent continuer à porter notre économie à bout de bras et assurer un avenir solide aux Québécoises et Québécois dans toutes les régions du Québec. Il revient maintenant aux élus de l'Assemblée nationale de mettre en place des conditions d'affaires réellement favorables pour donner l'élan nécessaire à nos créateurs d'emplois », conclut François Vincent.

 

À propos de la FCEI
La FCEI (Fédération canadienne de l'entreprise indépendante) est le plus grand regroupement de PME au pays, comptant 100 000 membres dans tous les secteurs d'activité et toutes les régions et 22 000 au Québec.

 

Elle vise à augmenter les chances de succès des PME en défendant leurs intérêts auprès des gouvernements, en leur fournissant des ressources personnalisées et en leur offrant des économies exclusives. Visitez fcei.ca pour en savoir plus.

 

SOURCE Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (Montreal)

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(R.I.) : communiqué repris intégralement.

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