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LCP / LAG Le lundi 19 octobre 2026

Message au gouvernement

La santé et la sécurité du travail, ce n'est pas un jeu

(R.I) La Confédération des syndicats nationaux (CSN) lance [...] sa Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail, qui se déroule du 18 au 24 octobre sous le thème « La santé et la sécurité du travail, ce n'est pas un jeu ».

 

Des activités de sensibilisation et de mobilisation auront lieu partout au Québec afin de rappeler l'importance de la prévention dans les milieux de travail.

 

Cette édition se tient alors que le bilan de la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail doit être déposé cet automne à l'Assemblée nationale.

 

Pour la CSN, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) a fait fausse route en excluant les secteurs de la santé, des services sociaux et de l'éducation de certains mécanismes permanents de prévention.

 

Une exclusion toujours dénoncée

« La santé et la sécurité du travail ne doivent jamais être considérées comme un coût ou une formalité administrative. Chaque travailleuse et chaque travailleur a le droit de rentrer chez soi en santé, et en vie. Il est incompréhensible qu'on ait retiré des outils essentiels de prévention à des secteurs aussi névralgiques avant même d'en avoir évalué les effets », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

 

La centrale continue de dénoncer cette exclusion, qui touche majoritairement des secteurs à prédominance féminine, et poursuit sa contestation judiciaire afin d'obtenir les mêmes protections pour l'ensemble des travailleuses et des travailleurs.

 

Une judiciarisation qui inquiète

La CSN s'inquiète également de la judiciarisation croissante du régime. Alors que la réforme devait améliorer le sort des victimes de lésions professionnelles, le nombre de dossiers ouverts en matière de santé et de sécurité du travail auprès du Tribunal administratif du travail et de son ancêtre, la Commission des lésions professionnelles, est passé d'un peu moins de 23 000 à près de 45 000 en 25 ans.

 

« Lorsqu'une personne blessée ou malade doit multiplier les démarches pour faire reconnaître ses droits, c'est tout le régime qui est remis en question. Trop souvent, les mécanismes de contestation sont utilisés à l'encontre des victimes plutôt que pour les accompagner », soutient Mme Senneville.

 

Des ressources insuffisantes à la CNESST

La CSN dénonce également le gel d'embauche imposé par le gouvernement sortant.

 

Ce gel affecte directement la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), notamment par des réductions de services.

 

Rappelons que le financement de la CNESST ne repose pas sur l'État, mais sur des cotisations versées par les employeurs.

 

« Comment s'assurer que les activités d'inspection, l'accompagnement des travailleurs accidentés et la prévention soient optimaux si on retire la capacité d'agir à la CNESST ? Tout cela dans un contexte où les besoins sont grandissants, où les risques se complexifient et où plusieurs catégories de travailleuses et de travailleurs demeurent particulièrement vulnérables, notamment les travailleurs étrangers temporaires. Il faut donner à la CNESST les moyens de remplir pleinement sa mission », observe la présidente.

 

Les changements climatiques, un enjeu de santé et de sécurité

La CSN rappelle également que les changements climatiques représentent un défi croissant pour la santé et la sécurité du travail.

 

Les épisodes de chaleur extrême et les événements météorologiques extraordinaires plus fréquents exposent un nombre grandissant de travailleuses et de travailleurs à des risques accrus.

 

« Les changements climatiques ont déjà des conséquences directes sur la santé et la sécurité du travail. Le Québec doit s'orienter vers une transition écologique qui va de pair avec la protection des emplois, le développement des compétences et l'intégration de véritables mesures de prévention dans les milieux de travail », conclut Caroline Senneville.

 

À travers les activités organisées cette semaine, la CSN réaffirme son engagement en faveur d'un régime de santé et de sécurité du travail fondé sur la prévention, la participation des travailleuses et des travailleurs et le respect des droits des victimes.

 

À propos de la CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis dans près de 1 600 syndicats partout au Québec.

 

SOURCE CSN - Confédération des syndicats nationaux

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(R.I.) : communiqué repris intégralement.

Que pensons-nous de :

L’utilisation de l’IA au pays, de « l'Appartenance », et plus

(LAG-Spécial) Selon Léger et son indice IA, huit Canadiens sur dix utilisent maintenant l’intelligence artificielle, « dont près du quart, plus d’une fois par jour. » Côté magasinage, 25 % des Canadiens s’en servent « pour comparer des produits et des services ».

 

« Aujourd’hui, l’IA ne sert donc plus uniquement à chercher de l’information : les Canadiens l’utilisent de plus en plus pour prendre des décisions qui touchent leurs achats, leurs finances, leur carrière et leur vie personnelle. »

 

Presque la moitié (46 %) de la population trouve que l’intelligence artificielle évolue trop vite et à peine un Canadien sur dix croit que le Canada est bien préparé pour la gestion des risques posés par l’IA. (Voir l’Indice au complet)

 

L’appui au gouvernement de Mark Carney

Demeure toujours solide, mais varie un peu d’un sondeur à l’autre. Ainsi, Abacus Data donnait il y a quelques jours une avance de 12 points aux libéraux devant les conservateurs. Et Mainstreet Research accordait, au début du mois, une avance de 20 points aux libéraux fédéraux en Ontario.

 

Ekos Research

Son président Frank Graves voit l’avance libérale encore plus grande. « Dix-sept mois après le début de leur mandat, les libéraux dirigés par Carney jouissent d'une avance de 21 points sur les conservateurs, qui occupent la deuxième place. Avec 47 % des intentions de vote à l'échelle nationale, les libéraux remporteraient une majorité écrasante si des élections avaient lieu demain. Le Parti conservateur stagne à 26 %, tandis que le NPD, en troisième position, recueille 15 %. »

 

Innovative Research

On sait que c’est aujourd’hui que les Albertains se prononcent, par référendum, sur l’idée de tenir un référendum sur la séparation de la province du reste du Canada. Ils répondent aussi à neuf autres questions dont une sur l’idée de se débarrasser du Sénat et une autre sur la possibilité pour une province de se retirer d’un programme fédéral avec compensation.

 

Si on met le référendum d’aujourd’hui de côté, on a jeté un coup d’œil du côté de l’Alberta pour voir quelle est la popularité de la première ministre Danielle Smith auprès des électeurs, mais particulièrement au sein de son propre parti.

 

« Au cours des onze derniers mois, on constate que la popularité de Smith s’est érodée au sein de toutes les factions du parti. Si l’on ne considère que les électeurs de l’UCP (United Conservative Party) ayant arrêté leur choix, l’image personnelle de Mme Smith a nettement reculé. »

 

Léger

En Colombie-Britannique, où les gens vont se rendre aux urnes le 24 octobre prochain – une semaine après y être allés le 17 octobre pour des élections municipales – la firme Léger, comme les autres maisons qui mènent des sondages, rapporte une lutte très serrée.

 

« David Eby (premier ministre NPD) a déclenché le scrutin le 22 septembre, environ deux ans avant l’échéance prévue. Il dit vouloir obtenir un mandat plus fort pour défendre la province, notamment face aux pressions du président américain Donald Trump. Mais cette décision est devenue elle-même un enjeu électoral : ses adversaires lui reprochent de provoquer des élections alors qu’il disposait déjà d’une courte majorité. »

 

Le « polaroid » du 14 octobre montrait que les conservateurs étaient en avance avec 42 % des intentions de vote contre 40 % pour les néo-démocrates.

 

338Canada

Avec un gouvernement bien en selle à Ottawa, on est loin d’un scrutin national. N’empêche que 338Canada continue d’analyser tous les sondages récents pour ensuite faire une répartition des sièges. Si des élections avaient lieu maintenant, la majorité libérale serait écrasante. Mark Carney dirigerait aux Communes 239 députés, alors que l’opposition officielle, les conservateurs, en compterait 71.

 

Au Québec, les électeurs enverraient 49 libéraux à Ottawa et le Bloc 19. Les conservateurs remporteraient la victoire dans 9 circonscriptions.

 

Nanos Research

La plus grande ville du pays, Toronto, va se choisir un nouveau conseil de ville le 26 octobre prochain. La course est présentement très serrée entre la mairesse sortante, Olivia Chow, et son principal adversaire, le conseiller municipal, Brad Bradford.

 

Le récent coup de sonde de la firme de Nick Nanos, il y a trois jours, donne à Mme Chow, 51 % des intentions de vote et 47 % à son rival. La mairesse sortante est plus populaire au centre-ville et auprès des locataires, alors que M. Bradford est le préféré des banlieusards et des propriétaires. (Olivia Chow était la conjointe de feu Jack Layton, chef du NPD au fédéral).

 

Mainstreet Research

Pour cette maison de sondages et de recherche, si les libéraux de M. Carney récoltent, mois après mois, un fort pourcentage d’appui populaire, les troupes du premier ministre Doug Ford font moins bien. Les conservateurs se placent en tête, mais avec 34,2 % suivis par les libéraux à 27,1 % et le NPD à 25,5 %. Soulignons que les libéraux ontariens sont présentement sans chef. Ils vont en choisir un nouveau le 21 novembre.

 

Vox Pop Labs

L’étude, basée sur un sondage mené en anglais et en français par Vox Pop Labs auprès de 5 020 adultes, portait sur les relations fédérales-provinciales. Ce travail remonte au début de l’année (mars), mais ses résultats demeurent intéressants. Cinq chercheurs de l’organisation ont analysé les réponses.

 

Les relations fédérales-provinciales n’ont pas la cote auprès des Canadiens, peut-on lire dans le rapport. À peine 8 % des répondants placent ce sujet parmi leurs priorités. Le coût de la vie (68 %), la santé (43 %) et le logement (34 %) intéressent ou inquiètent bien plus les Canadiens.

 

Ces chiffres, quand on les examine province par province, indiquent que le Québec a les mêmes priorités : inflation et coût de la vie (63 %), relations Canada-États-Unis (49 %), suivis de la santé (37 %). Le dossier des relations fédérales-provinciales importe pour à peine 12 % des Québécois. (En savoir plus)

 

Pallas Data

Une étude intéressante des chercheurs de cette entreprise basée à Toronto (juillet 2026) concerne la valeur de l’appartenance. Or, l’appartenance fait face à plein de défis alors que nous disposons de plus de moyens de communication que jamais pour rejoindre plein de monde.

 

« Mais, constate l’étude, l'accès à un plus grand nombre de personnes ne produit pas nécessairement des communautés professionnelles plus fortes. »

 

Télétravail

L’appartenance est particulièrement importante alors que le télétravail ou le travail hybride prennent de plus en plus de place. Chez Microsoft, on a sondé les quelque 60 000 employés pour constater que le télétravail a rendu « les réseaux de collaboration plus statiques et cloisonnés, avec moins de connexion entre les différentes parties de l’organisation. »

 

Déjà il y a trente ans, un chercheur américain (Robert Putnam) avait constaté que l’appartenance à un groupe ou une communauté était en déclin. Il donnait l’exemple des quilles. Le nombre de joueurs était en hausse, mais l’appartenance à une ligue était en déclin.

 

« Ce qui disparaissait n'était pas seulement la participation. C'était le capital social : la confiance, les relations et la responsabilité partagée qui se développent lorsque les gens participent à plusieurs reprises à quelque chose ensemble. »

 

« Des données canadiennes récentes suggèrent que le sentiment d'appartenance diminue fortement à l'entrée dans l'âge adulte. » (En savoir plus)

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