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LCP / LAG Le vendredi 27 mars 2026

Secteur agroalimentaire

Nouvelles règles du jeu

(LAG-Spécial) Dans l’industrie agroalimentaire on voit bien que le secteur vit une transformation : inflation, coûts en hausse, consommateurs touchés directement dans leur panier d’épicerie, producteurs fragilisés, la distribution en mutation, pénurie de main-d’œuvre, obligations environnementales, bref, comme dit le Cdonseil de la transformation alimentaire, « les règles du jeu ne sont plus les mêmes. »

 

Un secteur sous pression

D’ailleurs, le Conseil qui tient sa grand-messe annuelle à Gatineau à compter d’aujourd’hui a choisi comme thème général de la rencontre : « Dominer l’incertitude ». On parle ici d’incertitude économique, mais aussi d’instabilité politique,de marchés imprévisibles, de pressions sur les coûts, des exigences de la transformation numérique, de pénurie de main-d’œuvre, des efforts pour la sécurité alimentaire et bien plus.

 

Le changement : une norme

L’agroalimentaire est devenu, selon le CTAQ, un secteur où le « changement n’est plus une exception, mais une norme.» Comme pour démontrer que les problèmes sont nombreux, le professeur spécialiste en agroalimentaire, Sylvain Charlebois, dit s’attendre à voir le prix du panier d’épicerie augmenter d’ici quelques semaines, surtout à cause de la taxe carbone industrielle qui subirait une majoration de 16 %. Selon le professeur de l’Université Dalhousie, c'est aussi sans compter les hauts et les bas du prix du pétrole ces jours-ci.

 

Des investissements pour s’adapter

Même si le gouvernement vient d'annoncer la semaine dernière des mesures budgétaires pour aider les producteurs agricoles, l’UPA estime que Québec aurait pu et aurait dû faire mieux, car les besoins sont grands, surtout pour le secteur primaire. L'Union reconnaît cependant la validité de mesures comme les 95,1 millions $ sur trois ans pour accroître la compétitivité dans le secteur bioalimentaire et les 32,3 millions $ sur six ans, pour des initiatives de protection de l’environnement en agriculture.

 

Les gouvernements sont présents

Malgré ces nombreux défis, et la réalité des deux gouvernements -fédéral et provincial, qui sont aux prises avec de gros déficits, le secteur agroalimentaire est en mouvement. Par exemple, Québec a donné le feu vert il y a quelques jours, à un vaste projet d’élevage de saumons sur la Côte-Nord. On parle d'investissements de 1 milliard de dollars. Et pour rendre le marché québécois plus compétitif et autonome face aux multinationales américaines, un projet de meunerie alimentée au blé d’ici vient d’être annoncé au coût de 33 millions $. (Plus de détails)

 

On se souvient que le 10 mars dernier, le ministre de l’Économie et celui de l’Agriculture annonçaient un appui financier de 2,6 millions $ à Alimentation Dynamic pour soutenir son expansion ainsi que la modernisation de ses installations (hausse de 20 % de sa production). Avec cet investissement, le gouvernement poursuit ses objectifs d'accroître la transformation locale et de réduire la dépendance du Québec aux importations, signalent les ministres.

 

Récemment on a aussi vu des projets de règlements dans la Gazette officielle notamment sur le bien-être animal et la salubrité des lieux d'élevage. On a annoncé pour ces deux objectifs, 2 millions $ sur trois ans qui serviront pour la mise aux normes des fermes. Et Québec dans son budget de la semaine dernière, a assuré qu'il entend poursuivre le financement pour l’achat de denrées par les banques alimentaires qui ont vu une hausse des demandes d’aide bondir de 61 % depuis la pandémie. De plus, il élargit aussi l’accès au programme d’infrastructures aux organismes locaux comme ces banques.

 

Enthousiasme très grand, budget doublé

Déjà, au début de l'année on avait constaté l'enthousiasme avec lequel on a reçu les appels de projets pour obtenir l'aide de l'initiative AgroPerformance qui peut atteindre 50 000 $ par producteur pour de nouvelles agrotechnologies comme des robots, ou l'intégration de l'IA. Une popularité telle, que le MAPAQ a dû injecter plus de fonds, doublant ainsi le budget total du programme.

 

D'ici la fin du mois, on procède aux inscriptions dans le cadre du programme partagé de Rétribution des pratiques agroenvironnementales. Ottawa y participe à raison de 60 % et le Québec de 40 % pour un total, sur cinq ans, de 366 millions $. Plusieurs considèrent cette approche comme une avancée majeure puisque les agriculteurs sont « récompensés » pour leurs bonnes pratiques.

 

Transformation en cours

Un décret publié il y a deux jours confirme l’octroi d’une subvention d’un montant maximal de 1,8 million $ au Regroupement des Tables de concertation bioalimentaire du Québec (TCBQ), au cours des exercices financiers 2025-2026 à 2027-2028, pour soutenir le développement du secteur bioalimentaire québécois.

 

Et le Conseil des ministres a officialisé une subvention d’un peu plus de 1,7 million $ à l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec, au cours des exercices financiers 2025-2026 à 2027-2028, pour coordonner et poursuivre le développement et la mise en œuvre d’un parcours structuré de formation continue en agroenvironnement. On se souvient peut-être aussi du programme fédéral annoncé à la fin de janvier, celui de l’Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels. On consacrera 3,1 milliards $ à ce programme pour rejoindre 12 millions de Canadiens, dont presque 3 millions de Québécois qui y auront accès.

 

Ce que tout ça veut dire :

*Le panier d’épicerie reste sous pression : consommateurs visés, producteurs fragilisés

*Plus d'efforts pour améliorer la productivité : modernisation, innovation, automatisation

*Le modèle de distribution (épicerie) est en mutation : l’épicerie en ligne gagne du terrain

*L’État intervient davantage (sécurité alimentaire + industrie) : filière locale

*Adaptation : pratiques environnementales encouragées, récompensées

 

Ce que l’on doit surveiller :

*Évolution du coût du panier d’épicerie au printemps

*La mise en œuvre des projets annoncés et des subventions offertes

*Adaptation au resserrement des règles environnementales

*Réaction des producteurs : mesures gouvernementales, situation économique

*Statistiques sur l’importation des aliments, amélioration de la filière locale

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Transparence : contenu original LCP-LAG, assistance à la recherche Claude AI, Chat GPT, Gemini

Message du gouvernement

Fonds d'électrification et de changements climatiques : surplus de 202,2 M$

(R.I.) Les états financiers au 31 mars 2025 du Fonds d'électrification et de changements climatiques (FECC), rendus publics [hier], indiquent un surplus de 202,2 M$ pour l'exercice 2024-2025. Cet excédent s'explique principalement par le ralentissement des investissements causé par l'incertitude économique consécutive aux politiques américaines.

 

Dans le cadre du Plan pour une économie verte 2030 (PEV 2030), plusieurs programmes d'aide financière sont mis en œuvre afin d'aider les entreprises et les grandes industries à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), ce qui contribue à l'atteinte de la cible de réduction du Québec à l'horizon 2035.

 

Toutefois, l'incertitude économique et géopolitique causée par le conflit commercial avec les États-Unis, particulièrement au cours du premier trimestre de 2025, a entraîné des retards dans la réalisation de plusieurs projets, ce qui a provoqué un report des versements d'aide financière prévus. Cette diminution des dépenses représente 54 % du surplus annoncé. Ces projets étant toujours en cours, les versements seront effectués ultérieurement, selon l'avancement des projets au cours des prochains exercices financiers.

 

Une autre portion significative du surplus est attribuable à l'intégration au FECC du Fonds de transition, d'innovation et d'efficacité énergétiques (FTIEE), lequel disposait d'un surplus cumulé de 83,8 M$. Déjà comptabilisé dans les résultats consolidés antérieurs du gouvernement, son utilisation aurait augmenté les dépenses de l'État québécois et, par le fait même, créé un déficit budgétaire équivalent.

 

Ainsi, le surplus affiché par le FECC pour l'exercice financier 2024-2025 s'explique par des facteurs conjoncturels. Le gouvernement maintient ses investissements et il les poursuivra au cours des prochaines années afin de soutenir les citoyens et les entreprises dans la lutte contre les changements climatiques, pour atteindre les objectifs du PEV 2030. À cet effet, les dépenses du FECC sont passées de 1 178,4 M$ en 2021-2022 à 1 479,3 M$ en 2024-2025, soit une hausse de 25,5 %.

 

Lien connexe :

• Fonds d'électrification et de changements climatiques - États financiers de l'exercice clos le 31 mars 2025

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(R.I.) : communiqué que nous avons repris intégralement.