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LCP / LAG Le lundi 25 mai 2026

Minéraux critiques

EDC : 8,7 milliards $ d’aide

(LCP-Spécial) Exportation et développement Canada (EDC) est une société d’État dont la vocation est d’aider les entreprises canadiennes à mieux performer ici ou à l’étranger. En 2025, EDC rapporte qu’elle a soutenu plus de 300 clients et « facilité des activités d’environ 8,7 milliards dans le secteur des minéraux critiques. Une augmentation de 800 millions $ par rapport à 2024 ».

 

Parlant de minéraux critiques et du rôle de EDC, le premier ministre Mark Carney, en présence du ministre québécois Bernard Drainville et chef de la Nation atikamekw Manawan, Sipi Flamand, a « donné le coup d’envoi » de la mine Matawinie de la société Nouveau Monde Graphite à St-Michel des Saints la semaine dernière.

 

Durée de vie de 25 ans

On dit de cette mine dont la capacité annuelle de production de concentré de graphite sera de 106 000 tonnes par an, soit 2,56 millions de tonnes pour sa durée de vie estimée de 25 ans, qu’elle est la plus grande mine graphite G7 et Amérique du Nord.

 

La valeur globale du projet (production et transformation) est d’un milliard $. La transformation du concentré se fera dans la première usine du genre en Amérique du Nord, à Bécancour, une usine entièrement électrique.

 

Bureau des grands projets

Grâce au Bureau des grands projets, explique Ottawa, qui a permis d’accélérer la réalisation de la mine (en six mois) et avec une contribution d’Exportation et Développement Canada et de la Banque d’infrastructure du Canada (BIC) de 459 millions $ (facilité de crédit garantie de premier rang), la construction, le développement et la mise en service de la mine de graphite a pu procéder.

 

Il a fallu deux ans pour construire la mine (environ 1 000 emplois) et six mois pour l’ouverture. Quelque 120 emplois sont nécessaires pour la faire fonctionner. Une cinquantaine de projets miniers et de transformation sont en développement actif au Québec dans le secteur des minéraux critiques et des terres rares lourdes.

 

Feu vert en six mois

« Ce projet, qui a été porté à l'attention du Bureau des grands projets en novembre 2025, vise à accélérer le développement d'une chaîne de valeur intégrée au Canada et à aider les nations du G7 ainsi que leurs alliés à s'assurer un approvisionnement fiable en minéraux critiques. »

 

Les obstacles à surmonter sont nombreux cependant : financement important requis, besoins d’infrastructures dispendieuses, dédoublement des règles Québec-Canada, lenteur administrative –approbation difficile.

 

Ce que ça veut dire

On voit un intérêt très fort du côté politique pour accélérer la production minière, particulièrement pour les minéraux critiques et les terres rares. De plus, la transformation de ces produits doit de plus en plus être faite au pays et les gouvernements sont prêts à investir et à modifier les règles pour que la vitesse soit au rendez-vous.

 

Projet de loi 5

Québec veut abattre ces obstacles entre autres avec un projet de loi du ministre des Finances qui permettra d’accélérer les projets prioritaires ou d’envergure nationale. Le texte vise une cinquantaine de lois au total qui sont présentement impliquées dans le cheminement des projets.

 

On va du rôle du BAPE, en passant par la protection des terres agricoles au patrimoine culturel sans oublier l’aménagement et l’urbanisme et bien d’autres. Sauf qu’on se demande si son adoption sera possible avant la disparition de la législature actuelle pour faire place à une visite aux urnes.

 

Cette proposition législative est inspirée de la Loi C-5 du fédéral qui a été adoptée il y a un an. L’Ontario aussi s’attaque aux mêmes obstacles avec un projet de loi présenté il y a un an, Bill 5, qui remplace plusieurs permis autrefois obligatoires, par une seule approbation.

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Texte LCP-LAG avec complément de recherche Claude IA

Message au gouvernement

Pauvreté : des organisations pressent les partis politiques de s'engager

(R.I) Le Collectif pour un Québec sans pauvreté, accompagné du FRAPRU, du Regroupement des cuisines collectives du Québec et de l'Union des consommateurs, appelle les candidates et candidats aux élections provinciales à faire de la lutte contre la pauvreté une priorité nationale.

 

Cet appel s'inscrit dans le cadre de sa tournée panquébécoise Le discours doit changer, parlons de pauvreté!, amorcée en septembre dernier et dont l'Agora pour un Québec sans pauvreté constitue l'aboutissement. Cette Agora a rassemblé des centaines de personnes de partout au Québec au cours des deux derniers jours.

 

À l'automne, le Collectif a publié le Manifeste pour un Québec sans pauvreté, un document qui a été au cœur de la tournée. Ce manifeste met de l'avant quatre principes indissociables qui doivent guider l'action gouvernementale en matière de lutte contre la pauvreté : améliorer le revenu des personnes les plus pauvres avant celui des plus riches, renforcer l'accès universel aux services publics, placer les personnes en situation de pauvreté au cœur des décisions qui les concernent et lutter contre les préjugés.

 

Il a depuis été appuyé par près de 1 400 organisations -- communautaires, syndicales, étudiantes, féministes et issues du milieu de la santé et des services sociaux -- à travers tout le Québec.

 

Le manifeste rappelle que la pauvreté constitue une atteinte directe à la dignité et aux droits humains, qu'elle résulte d'un modèle social inégalitaire et que le statu quo, alors que de plus en plus de personnes peinent à se nourrir et à se loger, est intenable.

 

Les signataires demandent donc au gouvernement du Québec de mettre en place des politiques publiques pour améliorer les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté, dans le respect des engagements du Québec en matière de droits humains, notamment la Charte des droits et libertés de la personne, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

 

Dans la foulée du manifeste, le Collectif met de l'avant un ensemble de propositions visant à améliorer les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté : hausser les protections publiques au moins jusqu'aux seuils de la Mesure du panier de consommation (MPC), augmenter le salaire minimum, adopter une politique globale en habitation et une loi‑cadre sur le droit à l'alimentation, élargir la couverture publique en santé et assurer la gratuité scolaire de la petite enfance aux études supérieures.

 

Les organisations qui accompagnent aujourd'hui le Collectif appuient ces orientations, certaines étant issues de leurs propres travaux et mobilisations.

 

Les organisations présentes à la conférence de presse rappellent que ces mesures seraient d'autant plus réalisables grâce à une réforme fiscale plus progressive. À l'approche des élections, elles invitent les personnes qui briguent un mandat à se positionner clairement sur ces enjeux fondamentaux.

 

Citations des porte-parole

« On n'éliminera pas la pauvreté au Québec avec des demi‑mesures. Plus de 626 000 personnes -- soit 7 % de la population -- n'ont même pas un revenu suffisant pour combler leurs besoins de base. Il faut garantir un revenu décent, un toit, une alimentation saine, des soins de santé et une éducation accessibles à toutes et tous. Ce sont les fondations d'une société juste, et c'est ce que nous demandons au prochain gouvernement de mettre en place sans attendre. » -- Serge Petitclerc, Collectif pour un Québec sans pauvreté

 

« Une loi‑cadre sur le droit à l'alimentation permettra au Québec de se donner une vision cohérente de son système alimentaire, de la terre à l'assiette. Le droit à l'alimentation, c'est plus que lutter contre la faim, c'est revoir, en impliquant les différents ministères, comment on produit, transforme, distribue et rend accessibles les aliments, dans le respect de la dignité de tous les humains et de l'ensemble du vivant. » -- Cassandre Mélanie Lamoureux, Regroupement des cuisines collectives du Québec

 

« Le logement social est une mesure structurante incontournable de lutte contre la pauvreté. Pour répondre véritablement aux besoins, il doit être subventionné adéquatement pour garantir des loyers financièrement accessibles. En plus d'assurer une sécurité résidentielle et de renforcer le pouvoir des locataires sur leurs conditions de vie, le logement social, lorsqu'il est présent en nombre suffisant, exerce un effet déflationniste sur les loyers. Les investissements dans le logement social ne sont pas une dépense, mais une politique sociale dont les coûts seront toujours inférieurs aux coûts sociaux et humains du mal‑logement et de l'itinérance. L'État québécois ne peut pas se délester de ses engagements dans la mise en œuvre du droit à un logement décent, directement lié aux autres droits économiques et sociaux. » -- Véronique Laflamme, FRAPRU

 

« Rétablir l'équilibre budgétaire uniquement par des compressions n'est pas une fatalité. Des solutions fiscales concrètes existent pour financer notre filet social et lutter efficacement contre la pauvreté ; il ne manque que la volonté du gouvernement pour les mettre en œuvre. » -- Olivier Surprenant, Union des consommateurs

 

SOURCE Collectif pour un Québec sans pauvreté

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(R.I.) : communiqué repris intégralement.