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LCP / LAG Le vendredi 19 juin 2026

Message au gouvernement

Hausse des cotisations à la CNESST - Le patronat ne peut pas se déresponsabiliser

(R.I) La Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dénoncent la sortie du Conseil du patronat du Québec (CPQ), de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), qui demandent des « correctifs immédiats » au régime québécois de santé et de sécurité du travail à la suite de l'annonce d'une hausse des cotisations à la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

 

Les organisations syndicales rappellent que cette hausse a été adoptée par le conseil d'administration de la CNESST, où siègent notamment des représentantes et représentants du CPQ et de la FCCQ.

 

« Les employeurs ne peuvent pas voter une hausse des cotisations autour de la table de la CNESST et ensuite prétendre en être les victimes lorsqu'ils s'adressent aux médias ! Cette posture manque sérieusement de crédibilité et est difficile à concilier avec le rôle qu'ils jouent au sein de la gouvernance du régime. De notre côté, nous restons cohérents et excluons toute désolidarisation à l'égard de cette décision », soutiennent Luc Vachon, président de la CSD, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Nadine Bédard-St-Pierre, vice-présidente de la CSQ et Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.

 

Les centrales rejettent également la tentative patronale de faire porter la responsabilité de cette hausse sur la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail.

 

« Rappelons que les organisations patronales ont activement participé aux discussions entourant la réforme et ont appuyé plusieurs des changements adoptés afin d'assurer la pérennité du régime », continuent les porte-parole.

 

Surtout, les organisations syndicales rappellent une évidence : les coûts du régime sont directement liés au nombre d'accidents du travail et de maladies professionnelles qui surviennent dans les milieux de travail.

 

« Les organisations patronales dénoncent aujourd'hui le coût du régime, mais elles passent sous silence la meilleure façon de le réduire : empêcher les accidents du travail et les maladies professionnelles de se produire. Chaque blessure évitée représente une travailleuse ou un travailleur épargné, mais aussi une facture moins élevée pour les employeurs. La prévention n'est pas le problème ; c'est la solution. Il faut également rappeler que chaque dollar investi en prévention permet d'économiser jusqu'à 10 $ en indemnisation. Les associations patronales auraient intérêt à en parler à leurs comptables ! La prévention, ce n'est pas une dépense, c'est un investissement », continuent les porte-parole.

 

Pour les organisations syndicales, il est particulièrement inquiétant de voir les groupes patronaux utiliser cette hausse de cotisation pour réclamer des modifications à un régime qui demeure essentiel pour protéger la santé, la sécurité et l'intégrité physique des travailleuses et des travailleurs du Québec.

 

« On entend beaucoup parler des coûts pour les employeurs, mais trop peu des coûts humains des accidents du travail et des maladies professionnelles. Derrière chaque statistique, il y a des personnes qui subissent des blessures, perdent leur revenu ou voient leur santé affectée de façon permanente. En 2025, 257 travailleurs ont même perdu la vie en tentant de la gagner ! C'est cette réalité que le régime vise d'abord à prendre en charge », ajoutent les porte-parole.

 

La CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ réitèrent que les véritables solutions passent par le renforcement de la prévention, l'accompagnement des milieux de travail et l'application rigoureuse des mécanismes prévus dans la loi, et non par un affaiblissement des protections accordées aux victimes de lésions professionnelles.

 

Les quatre organisations demeureront vigilantes face à toute tentative de remettre en question les avancées obtenues en santé et sécurité du travail et rappellent qu'un régime moderne et efficace doit d'abord être évalué à l'aune de sa capacité à prévenir les blessures et à protéger les travailleuses et les travailleurs.

 

SOURCE CSN - Confédération des syndicats nationaux

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(R.I.) : communiqué repris intégralement.

Message du gouvernement

Relève et transfert d'entreprises - investir dans le repreneuriat 

(R.I) La première ministre du Québec, Mme Christine Fréchette, et le ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie et ministre responsable de la Stratégie maritime, M. Bernard Drainville, ont annoncé des fonds totalisant 500 millions de dollars pour soutenir des projets de relève et de transfert d'entreprise.

 

Pour bâtir l'avenir économique du Québec, il faut stimuler le repreneuriat entre les générations d'entrepreneurs et s'assurer que nos entreprises québécoises restent québécoises.

 

En 2026, près de 16 000 dirigeants déclarent avoir l'intention de vendre ou de transférer leurs actifs. Une bonne planification de cette étape du parcours entrepreneurial permet d'assurer la continuité et la croissance des entreprises.

 

Le repreneuriat est un levier clé pour l'économie. Grâce aux fonds annoncés aujourd'hui, et au soutien offert par le Réseau accès PME, les repreneurs peuvent compter sur du financement et de l'accompagnement pour favoriser la réussite des transferts d'entreprises en région, notamment pour les PME.

 

Le gouvernement mise ainsi sur différentes solutions afin d'encourager le repreneuriat, d'assurer la pérennité des entreprises et de contribuer à l'essor économique du Québec.

 

Citations :

« C'est important d'agir maintenant parce que des milliers de Québécois vont partir à la retraite et souhaitent que d'autres Québécois et Québécoises reprennent leurs bébés, leurs entreprises. Elles représentent des emplois, du savoir-faire et une richesse qu'on veut garder ici, au Québec. Avec cette annonce, on envoie un signal fort : on veut que ces entreprises passent entre les mains de la prochaine génération d'entrepreneurs québécois. Mon message aux gens d'affaires est clair : si vous voulez reprendre une entreprise au Québec, on va être là pour vous accompagner. »

 

Christine Fréchette, première ministre du Québec

 

« Le repreneuriat représente un important levier de développement économique. On doit appuyer et valoriser le transfert d'entreprise, et fournir aux entrepreneurs les moyens d'effectuer cette transition dans les meilleures conditions. C'est une façon efficace de contribuer à la vitalité de nos communautés et au maintien du savoir-faire et des sièges sociaux chez nous. »

 

Bernard Drainville, ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie et ministre responsable de la Stratégie maritime

 

« Afin de favoriser la croissance de nos sociétés québécoises à partir du Québec, nous sommes plus que jamais présents pour soutenir les entreprises dans leur transition, conscients du rôle essentiel de leur pérennité à la vitalité économique des régions. Nos leviers nous permettent à la fois de soutenir les cédants en amont du transfert et de donner aux repreneurs les moyens de concrétiser leurs ambitions après la transaction. Les fonds annoncés témoignent de l'engagement d'Investissement Québec à appuyer ces transitions stratégiques et à assurer la poursuite des activités de nos entreprises ainsi que leur ancrage au Québec et à générer des retombées durables pour l'ensemble de l'économie. »

 

Bicha Ngo, présidente-directrice générale d'Investissement Québec

 

« Le repreneuriat, c'est offrir une suite à l'histoire passionnante des entrepreneurs d'ici. Les outils annoncés aujourd'hui donnent à la prochaine génération de gens d'affaires les moyens concrets de saisir ces occasions et de bâtir l'avenir du Québec à partir de ce que nous avons collectivement construit. Ces fonds envoient un signal clair aux entrepreneurs : le Québec croit en vous. »

 

Nathaly Riverin, coprésidente du Cercle d'experts en repreneuriat

 

Faits saillants :

 

Investissement Québec est déjà bien présent pour accompagner les cédants et les repreneurs, et appuyer les projets de relève avec du financement flexible. De la préparation de la relève jusqu'au développement post-transaction, son intervention vise à faciliter les transitions, à soutenir l'expansion des entreprises et à maintenir leur ancrage au Québec. Les aides possibles incluent les prêts, les garanties de prêts, les fonds propres et les quasi-capitaux propres.

 

Le Fonds pour la croissance des entreprises québécoises (FCEQ), géré par Investissement Québec à titre de mandataire du gouvernement, permet des interventions sous forme de capitaux propres dans les entreprises stratégiques ou à fort potentiel de croissance, notamment pour stimuler le transfert d'entreprises vers la relève et sécuriser la propriété québécoise des entreprises stratégiques.

 

Le Réseau accès PME offre du financement, par l'intermédiaire des Fonds locaux d'investissement (FLI) et en partenariat avec les Fonds locaux de solidarité, sous forme de prêts pouvant atteindre 250 000 $.

 

Entre 2023 et 2025, 37 % des 1 700 dossiers financés par les FLI concernaient des projets de relève. Près de 34 millions de dollars ont ainsi été octroyés sous la forme de prêts à des repreneurs. Des fonds sont toujours disponibles pour soutenir des projets de transfert.

 

Le gouvernement soutient plusieurs initiatives offrant de l'accompagnement pour acheter ou vendre une entreprise. Des services aux cédants et aux repreneurs sont notamment proposés par Repreneuriat Québec, l'École d'entrepreneurship de Beauce (EEB), EntreChefs PME, la Commission de développement économique des Premières Nations du Québec et du Labrador et Familles en affaires - HEC Montréal

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Un montant de 1,6 million de dollars a d'ailleurs été accordé à l'EEB, dans le cadre du Plan PME 2025-2028, pour favoriser l'accès à ses formations et à ses programmes destinés aux cédants et aux repreneurs.

 

Le gouvernement mettra aussi en œuvre plusieurs recommandations proposées par le Cercle d'experts en repreneuriat afin d'améliorer l'accompagnement offert aux cédants et aux repreneurs et de stimuler davantage le repreneuriat. Parmi celles-ci, soulignons qu'une démarche de sensibilisation auprès d'environ 300 entreprises dont le dirigeant est âgé de 55 ans et plus sera déployée, dans des secteurs stratégiques pour l'économie du Québec.

 

En avril 2026, le ministère du Tourisme a également octroyé un soutien financier de 563 300 $ sur trois ans à Repreneuriat Québec afin de poursuivre l'accompagnement destiné aux repreneurs et aux cédants touristiques, un travail important pour assurer la pérennité de cette industrie.

 

Des 500 millions de dollars annoncés aujourd'hui, 350 millions proviennent des fonds propres d'Investissement Québec et serviront à réaliser des interventions de 250 000 $ et plus. Le gouvernement du Québec a également réservé 150 millions dans le FCEQ afin de soutenir des projets de relève et de transfert d'entreprise. Pour offrir plus de flexibilité, la politique d'investissement du FCEQ a été révisée, notamment dans le but d'autoriser l'État à investir sous forme de capitaux propres dans les projets de repreneuriat, de réduire le seuil minimum d'investissement, qui passe de 5 à 2 millions de dollars, et d'assouplir diverses exigences.

 

Consulter le contenu original : http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/June2026/18/c3766.html

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(R.I.) : communiqué repris intégralement.