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LCP / LAG Le vendredi 18 septembre 2026

Traitement injuste

La SAAQ doit cesser de pénaliser les motocyclistes

(R.I.) Depuis plus de 50 ans, le Québec vit avec un régime d’assurance automobile public et universel, sans égard à la responsabilité, destiné à indemniser toutes les victimes de la route.

 

Le financement du régime repose sur le principe de la contribution générale des utilisateurs. Or, le Comité d’action politique motocycliste (CAPM-E) s’élève depuis trois décennies contre l’abandon par la SAAQ des principes fondateurs.

 

La SAAQ affirme vouloir « renforcer le lien entre le comportement des conducteurs et leur contribution d’assurance ». Or les motocyclistes se trouvent confrontés à une tarification qui fait le contraire en punissant la vulnérabilité plutôt que le comportement.

 

Par exemple : « un automobiliste ayant 15 points d’inaptitude doit verser à la SAAQ 681 $, tandis qu’un motocycliste avec un dossier vierge paie entre 690 $ et 3 261 $. »

 

Qui plus est, la pénalité d’un automobiliste fautif est effacée après trois ans, alors que celle du motocycliste est permanente étant liée au modèle de sa moto et à son numéro de série.

 

Une iniquité ignorée depuis 30 ans

Depuis 1993, les motocyclistes multiplient les mémoires et interventions en commission parlementaire et devant la SAAQ pour dénoncer cette discrimination.

 

Il nous semble clair que des préjugés envers les motocyclistes ont nourri cette approche injuste. Le régime universel exige pourtant une contribution égale pour tous, sauf pour ceux dont le comportement augmente le risque. Les motocyclistes se voient pénalisés pour ce qu’ils sont, non pour ce qu’ils font.

 

Un régime à rééquilibrer

Pourquoi 250 000 motocyclistes sont-ils divisés en 18 catégories d’utilisateurs par la SAAQ, alors que 6 millions d’automobilistes n’en ont qu’une seule ?

 

Pourquoi les frais d’indemnisation impliquant un motocycliste et un automobiliste récidiviste doivent-ils être assumés à 50 % par les motocyclistes ?

 

Pourquoi un citoyen possédant une moto et une auto doit-il payer deux primes d’assurance ?

 

Ces questions démontrent que le régime actuel n’a plus rien d’universel et traite les motocyclistes plus durement que les autres utilisateurs.

 

La CAPM‑E demande:

De procéder rapidement à une réforme profonde. Il faut recentrer la mission de la SAAQ soit indemniser toutes les victimes de la route, comme le législateur l’avait voulu en 1978.

 

Notre comité demande aussi d’abolir la catégorisation des motos et de les réintégrer dans la catégorie des véhicules de promenade.

 

Il faut aussi appliquer la prime d’assurance exigée sur le permis, pas sur l’immatriculation.

 

Le gouvernement devrait exiger que la SAAQ émette une plaque d’immatriculation unique pour les détenteurs de plusieurs motos, comme on le fait en Colombie‑Britannique.

 

Enfin, nous demandons au gouvernement d’instaurer une seule prime d’assurance auto.

 

Yves Albert Desjardins, FCA, président du CAPM-E

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(R.I.) : reprise intégrale d'un communiqué ou d'une lettre ouverte

Message du gouvernement

Rage du raton laveur : des appâts vaccinaux seront largés par avion

(R.I) Le ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs avise la population de l'Estrie, de la Montérégie et du Centre-du-Québec qu'il procédera à une opération de vaccination par largage aérien d'appâts vaccinaux du 19 au 23 septembre 2026.

 

Cette opération vise à immuniser le plus de ratons laveurs, de mouffettes et de renards possible afin de freiner la propagation de la rage du raton laveur au Québec.

 

Pendant cette période, le Ministère distribuera environ 440 000 appâts vaccinaux par avion, en survolant à basse altitude un territoire de près de 3 200 km2 touchant 62 municipalités, soit 29 en Estrie, 22 en Montérégie et 11 au Centre-du-Québec.

 

Cette opération vient compléter l'effort de vaccination par épandage d'appâts vaccinaux à la main réalisé récemment dans les milieux ruraux, agricoles, périurbains et urbains, en ciblant cette fois-ci les milieux boisés.

 

L'appât vaccinal ressemble à un sachet de ketchup verdâtre ou à un ravioli vert kaki, et il dégage une odeur sucrée attirante pour les espèces visées.

 

En raison de sa couleur, il se confond avec l'environnement et il est difficile à repérer pour l'humain. Son enveloppe est conçue pour résister aux intempéries et à l'impact du largage aérien.

 

Pour savoir quoi faire en présence d'un appât vaccinal, on peut consulter le site Québec.ca à la section « Si vous trouvez un appât vaccinal ».

 

La rage peut être évitée en adoptant des comportements sécuritaires

  • Si vous avez été mordu ou griffé par un animal ou que vous avez été en contact avec sa salive, nettoyez la plaie (même si elle est en apparence mineure) avec de l'eau et du savon pendant 10 à 15 minutes, puis communiquez rapidement avec Info-Santé 811 afin d'obtenir le suivi médical adéquat. S'il s'agit d'un animal domestique, notez les coordonnées de son propriétaire pour que celui-ci fasse évaluer le risque que l'animal soit porteur de la rage.
  •  
  • Consultez un vétérinaire pour faire vacciner vos animaux domestiques contre la rage, maintenir leur vaccination à jour et déterminer le risque qu'ils aient été infectés s'ils ont été en contact avec un animal sauvage ou s'ils présentent des signes suspects de rage.
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  • Respectez l'ensemble des consignes afin de prévenir la rage et de vous protéger.

 

Faits saillants :

  • L'opération de vaccination par épandage d'appâts vaccinaux à la main a eu lieu du 3 août au 13 septembre 2026 dans 114 municipalités, soit deux en Estrie, 100 en Montérégie et 12 au Centre-du-Québec, ainsi que dans 14 parcs et espaces verts de l'île de Montréal. Elle a permis de distribuer près de 815 000 appâts vaccinaux sur un territoire de 5 500 km2.
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  • La rage est une maladie contagieuse et mortelle qui peut affecter tous les mammifères, ce qui signifie qu'elle peut se transmettre d'un animal infecté à l'humain.
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  • La rage du raton laveur peut aussi affecter les animaux domestiques. D'ailleurs, deux cas ont été découverts chez des chats en juillet 2026, rappelant l'importance de faire vacciner les animaux de compagnie en consultant un médecin vétérinaire.
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  • Il est interdit de déplacer ou de relocaliser les ratons laveurs, les mouffettes rayées, les renards gris et roux ainsi que les coyotes et leurs hybrides, lorsqu'ils sont vivants, sur le territoire des municipalités situées dans des secteurs où des cas de rage du raton laveur ont été confirmés.
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  • Plusieurs années de vaccination sont nécessaires pour éliminer la maladie. Les ratons laveurs sont immunisés contre la rage de quatre à six semaines après avoir croqué l'appât vaccinal et cette méthode ne permet pas de vacciner tous les animaux. L'efficacité de ce type d'intervention a néanmoins été démontrée, notamment en Ontario (2015-2023) et au Québec (avant 2021).
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  • Au terme des campagnes de vaccination réalisées en 2026, plus de 1,5 million d'appâts vaccinaux auront été épandus dans le sud du Québec. En outre, plus de 3 500 animaux ont été vaccinés lors des opérations de type « capturer-vacciner-relâcher » entre mai et juillet.
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  • Depuis la détection du premier cas en 2006, le Québec dispose d'un plan de lutte contre la rage du raton laveur. Les interventions réalisées dans le cadre de ce plan sont basées sur les recommandations d'un comité d'experts. De plus, elles sont entérinées par un comité interministériel composé de membres du ministère de la Santé et des Services sociaux, de Santé Québec, du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation et du ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

 

Liens connexes :

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(R.I.) : communiqué que nous avons repris intégralement