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LCP / LAG Le jeudi 02 avril 2026

Message au prochain gouvernement

L'équilibre budgétaire : un défi majeur

(R.I.) Le prochain gouvernement n'aura pas de marge de manœuvre : atteindre l'équilibre budgétaire exigera une rigueur exceptionnelle et des efforts majeurs. Sans une gestion rigoureuse des finances publiques, l'accumulation des déficits gonflerait la dette du Québec et minerait progressivement sa capacité à maintenir les services publics.

 

C'est ce que révèle une étude publiée aujourd'hui par l'Institut du Québec (IDQ) qui simule deux scénarios : maintenir la trajectoire vers le retour à l'équilibre budgétaire jusqu'en 2029-2030 tel que prévu, ou laisser les dépenses évoluer naturellement selon l'inflation, les coûts de système et la démographie. Ces scénarios illustrent l'éventail des possibilités entre le redressement financier prévu et l'abandon de l'objectif de retour à l'équilibre.

 

Le contrôle des dépenses, un engagement qui pourrait fléchir en période électorale

Le gouvernement du Québec s'est engagé l'an dernier à rééquilibrer son budget d'ici 2029-2030 et a renouvelé cet engagement dans son budget déposé le 18 mars dernier. La trajectoire est tracée, mais suivre celle-ci s'annonce difficile. La tentation pourrait être grande, en période électorale et dans un contexte économique morose, de repousser les difficiles arbitrages à plus tard.

 

« Dans le contexte actuel, l'ampleur de l'effort exige une discussion publique transparente sur les choix que cette rigueur imposera, souligne Emna Braham, présidente-directrice générale de l'IDQ. Cette crise forcera le prochain gouvernement, quel qu'il soit, à des décisions difficiles. Il serait important que les formations politiques qui visent à former le prochain gouvernement du Québec précisent leur vision des finances publiques et surtout, les choix qu'ils feront pour assurer une saine gestion des finances publiques ».

 

Dévier de l'équilibre budgétaire exercerait une grande pression sur les finances publiques

Si le présent plan de retour à l'équilibre budgétaire n'était pas suivi, les déficits du Québec pourraient grimper à près de 19,2 G$ (2,6 % du PIB) d'ici 2030. Cette spirale déficitaire alourdirait considérablement le service de la dette, qui atteindrait 13,2 G$ d'ici 2029-2030, soit 7,3 % des revenus du Québec. En plus de réduire la marge de manœuvre budgétaire pour financer les services publics, le gouvernement se retrouverait également plus vulnérable face aux hausses de taux d'intérêt possibles.

 

Cette trajectoire s'explique notamment par le vieillissement de la population et la réduction de l'immigration, qui exercent une double pression sur les finances publiques : une hausse des dépenses liées aux services aux aînés et une diminution des revenus fiscaux.

 

Des dépenses qui ont augmenté plus rapidement que les revenus

Le déficit actuel est structurel : les dépenses ont fortement augmenté depuis la pandémie, passant de 24,4 % du PIB en 2018-2019 à 26,1 % sept ans plus tard. Sans redressement, elles continueraient de grimper pour atteindre 26,9 % d'ici 2029-2030. Le budget 2026-2027 du gouvernement prévoit plutôt les ramener à 24,3 % à cet horizon.

 

Pour atteindre l'équilibre budgétaire, un contrôle strict des dépenses est prévu

Pour y parvenir, le rythme de croissance des dépenses prévu devra être de 1,5 % par année, soit moins que la croissance naturelle des dépenses selon notre scénario sans retour à l'équilibre budgétaire, évaluée à 3,7 %. Ce rythme est aussi nettement plus bas que celui observé depuis 2019 (7,0 % par année en moyenne). Plus frappant encore, il est même en deçà du taux de croissance des années 2015 à 2018, période pourtant qualifiée d'austérité (3,2 %).

 

Le contrôle des dépenses fait face à une forte incertitude, mais aussi à des besoins croissants

Force est de constater que le retour à l'équilibre sera difficilement atteint uniquement par des gains d'efficacité ou de productivité gouvernementale.

 

Le prochain gouvernement devra inévitablement faire des arbitrages et procéder à une révision rigoureuse du panier de services offerts aux citoyens, et surtout, le communiquer en toute transparence avec la population. « Quelles que soient les décisions prises, le prochain gouvernement fera face à un véritable casse-tête politique dont les conséquences seront bien réelles pour les générations futures », conclut Emna Braham, présidente-directrice générale de l'IDQ.

 

Pour en savoir plus

Téléchargez le rapport : Le défi du prochain gouvernement : Simulations de long terme des dépenses et des revenus du gouvernement du Québec

 

À propos de l'Institut du Québec

L'Institut du Québec est un organisme à but non lucratif qui axe ses recherches et ses études sur les enjeux socioéconomiques auxquels le Québec fait face. Il vise à fournir aux autorités publiques et au secteur privé les outils nécessaires pour prendre des décisions éclairées, et ainsi contribuer à bâtir une société plus dynamique, compétitive et prospère. www.institutduquebec.ca | @InstitutduQC

 

SOURCE Institut du Québec

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(R.I.) : communiqué que nous avons repris intégralement.

Message du gouvernement

Nouvelle stratégie pour le bien-être des enfants

(R.I.) Afin de renforcer la protection des enfants et de mieux soutenir les familles vivant en contexte de vulnérabilité, le gouvernement du Québec lance la stratégie Grandir en confiance.

 

Cette stratégie s'inscrit dans la foulée des recommandations de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, appelée la commission Laurent. Elle vise à bâtir une société québécoise qui prend mieux soin de ses enfants et, pour la première fois au Québec, à se doter d'une vision claire, commune et à long terme qui veillera à pérenniser les améliorations mises en place au cours des dernières années pour mieux protéger les enfants.

 

L'annonce a été faite par la ministre de la Santé, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, ministre responsable des Services sociaux et ministre responsable de la région des Laurentides, Sonia Bélanger, en compagnie de la directrice nationale de la protection de la jeunesse, Lesley Hill, et de la directrice générale Santé et bien-être des jeunes de Santé Québec, Sonia Dugal.

 

Axée sur des principes de prévention, de concertation et de responsabilité collective, cette stratégie a pour objectif d'offrir des services mieux coordonnés, plus accessibles et plus humains afin de soutenir efficacement les familles et de mieux protéger les enfants.

 

Elle repose sur six grandes orientations :

 

• renforcer les services de prévention et de première ligne;

 

• soutenir activement les jeunes et les parents en contexte de vulnérabilité;

 

• recentrer l'intervention de la protection de la jeunesse sur les situations où elle est réellement nécessaire;

 

• assurer plus de stabilité dans les milieux de vie des enfants placés sous la protection de la DPJ;

 

• adapter les services à la diversité, à l'identité et aux droits des enfants;

 

• offrir des services sécurisants et culturellement adaptés pour les enfants des Premières Nations et Inuit.

 

Des changements concrets pour les enfants et les familles

Afin de cibler nos interventions et garantir un déploiement structuré et responsable, trois plans de mise en œuvre seront élaborés d'ici 2035. Chacun viendra détailler les initiatives prévues afin de renforcer l'action et d'assurer une plus grande transparence.

 

D'ailleurs, le premier plan se poursuit jusqu'en 2029. Il contient des recommandations telles qu'offrir un programme d'intervention en négligence aux parents en amont et en aval de la protection de la jeunesse et améliorer l'accès aux services du CLSC pour les jeunes en difficulté et leur famille.

 

La stratégie permettra également de soutenir plus adéquatement les intervenantes et les intervenants qui travaillent auprès des jeunes et de proposer des services adaptés aux réalités culturelles des communautés autochtones et des familles issues de la diversité culturelle. Enfin, elle reconnaît que la protection des enfants est une responsabilité qui dépasse le réseau de la santé et des services sociaux et qui concerne l'ensemble de la société.

 

Le ministère de la Santé et des Services sociaux et Santé Québec consacreront 34 millions $ sur trois ans pour soutenir la transformation requise en protection de l'enfance.

 

Citations :

« Comme société, nous avons le devoir de prendre soin de nos enfants, surtout les plus vulnérables. Ces derniers mois, nous avons revu les normes standards de pratique en matière de protection de la jeunesse, modifié plusieurs lois et posé des actions concrètes qui donnent des résultats. Avec cette stratégie, notre gouvernement franchit une étape de plus pour faire du Québec une société bienveillante et inclusive, qui favorise le bien-être, le développement et la protection des enfants. La responsabilité de protéger les enfants ainsi que les jeunes vulnérables dépasse le simple cadre du réseau de la santé et des services sociaux. C'est pourquoi je salue l'étroite collaboration de tous les partenaires qui se joignent à nous pour relever ces défis. »

 

Sonia Bélanger, ministre de la Santé, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, ministre responsable des Services sociaux et ministre responsable de la région des Laurentides

 

« Il n'y a rien de plus précieux pour une société que ses enfants et sa jeunesse. Une société bienveillante vise à donner un bon départ, tôt dans la vie, à tous les enfants, à soutenir les familles en difficulté et à mettre les enfants et les jeunes à l'abri de toute forme de maltraitance. Nous avons mis tout notre cœur et toute notre énergie dans cette stratégie pour amorcer des changements durables dans les pratiques et les services destinés aux enfants et à leurs familles. Cette stratégie vient consolider les mesures mises en place ces dernières années, à la suite des recommandations de la commission Laurent, et inscrit ces actions dans une vision d'avenir cohérente pour le bien-être de nos enfants. »

 

Lesley Hill, directrice nationale de la protection de la jeunesse

 

« La stratégie jeunesse vise à mieux organiser les soins et les services et à renforcer le travail collectif autour des enfants et de leur famille. En misant sur une approche de proximité avec les régions, elle favorise un arrimage étroit entre les partenaires et une meilleure continuité des services, permettant ainsi d'offrir des parcours plus stables, rassurants et adaptés aux réalités régionales et aux besoins des communautés locales. Pour Santé Québec, le travail en partenariat avec les acteurs régionaux, les jeunes et les familles est essentiel afin de soutenir concrètement les équipes sur le terrain, d'assurer une capacité d'adaptation des services selon les contextes territoriaux et de mieux répondre aux besoins des enfants et de leur famille, aujourd'hui et à long terme. »

 

Sonia Dugal, directrice générale Santé et bien-être des jeunes, Santé Québec

 

Faits saillants :

 

• La stratégie mise sur la collaboration de plusieurs partenaires, notamment les écoles, les organismes communautaires, les services de garde éducatifs à l'enfance, les municipalités ainsi que l'ensemble de la société.

 

• Le gouvernement et ses partenaires ont déjà mis en place plusieurs mesures pour répondre rapidement aux recommandations de la commission Laurent, notamment pour moderniser les pratiques cliniques, améliorer la gouvernance et renforcer le soutien aux jeunes en difficulté. Il s'agit entre autres de la création de la fonction de directeur national de la protection de la jeunesse, l'amélioration du Programme qualification des jeunes (PQJ) et le renforcement de la prévention grâce au programme Agir tôt.

 

• En s'appuyant sur les résultats constatés sur le terrain ainsi que sur les consultations menées auprès des jeunes, des parents, des intervenants et intervenantes et des milieux communautaires, la stratégie Grandir en confiance permet de regrouper ces actions dans une vision claire, cohérente et durable. Elle s'appuie sur les progrès réalisés en plus de les intégrer dans des orientations fortes visant à asseoir la protection de l'enfance sur des bases plus justes, plus cohérentes et plus inclusives.

 

• Notons que, chaque année, un nombre croissant de familles font appel aux services publics pour faire face à des défis comme la pauvreté, l'insécurité alimentaire ou des difficultés psychosociales. En 20 ans, le nombre de signalements à la DPJ a augmenté de 110 %, alors que les services de première ligne sont toujours très sollicités. La stratégie Grandir en confiance vise à répondre à ces enjeux de façon durable et à mieux soutenir les enfants et les familles.

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(R.I.) : communiqué que nous avons repris intégralement.