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LCP / LAG Le lundi 27 avril 2026

Message au gouvernement

Chirurgies au privé - Vers une explosion des coûts pour le système

(R.I) Le gouvernement de la CAQ ainsi que Santé Québec savent que le transfert de certaines chirurgies du secteur public vers le secteur privé entraînera des coûts supplémentaires importants pour le système de santé, et donc pour l'ensemble des contribuables.

 

C'est ce que révèlent des documents obtenus par la CSN à la suite de demandes d'accès à l'information. Aux yeux de la CSN, les Québécoises et les Québécois ont droit à plus de transparence de la part des élus et des établissements publics.

 

« On dit qu'il est inacceptable au Québec de faire du profit sur la maladie, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Ce n'est pas juste une question d'équité sociale, c'est aussi une question de saine gestion des finances publiques. Selon certains, le Québec n'aurait pas les moyens financiers d'offrir les services publics à l'ensemble de la population. Nous pensons que les contribuables n'ont surtout pas les moyens de payer des frais supplémentaires et des marges de profit de 25, 35, voire 54 % à des entreprises privées qui se développent au détriment des établissements publics, en plus de drainer une partie de leur personnel. »

 

Depuis janvier 2026, le gouvernement déploie un « projet vitrine » visant à confier au secteur privé à but lucratif des chirurgies supplémentaires.

 

L'objectif du gouvernement est de systématiser l'envoi de chirurgies en orthopédie ou de chirurgies plastiques en sous-traitance au privé à partir du moment où une personne est sur une liste d'attente depuis plus d'un an.

 

Le gouvernement souhaiterait à terme que cette pratique soit étendue à davantage de chirurgies, voire à d'autres services professionnels.

 

Il faut noter que l'orthopédie et la chirurgie plastique sont les deux types de chirurgie où on trouve déjà le plus de médecins spécialistes œuvrant dans le secteur privé à but lucratif.

 

Dans son mémoire présenté au Conseil des ministres le 8 juillet 2025, le ministre de la Santé de l'époque, Christian Dubé, écrit : « On observe une tendance générale selon laquelle les spécialités avec des pourcentages élevés de médecins qui sont des professionnels non participants tendent également à démontrer des taux d'attente hors délai plus élevés. Ainsi, la dermatologie, la chirurgie plastique et la chirurgie orthopédique, qui présentent les plus hauts pourcentages de médecins non participants (27,40 %, 20,59 % et 15,11 % respectivement), affichent des taux d'attente hors délai parmi les plus élevés (67,16 %, 79,76 % et 70,07 %), la palme revenant à la chirurgie plastique. »

 

Rappelons que le gouvernement de la CAQ refuse de fermer la porte à la désaffiliation des médecins du régime public. Ces médecins qui quittent le public pour le privé à but lucratif entraînent avec eux du personnel du réseau public, ce qui laisse les établissements dans une position encore plus précaire.

 

La CAQ a laissé la situation se détériorer au point où pas moins de 800 médecins québécois exercent aujourd'hui en dehors du secteur public alors qu'ils sont une douzaine dans cette situation pour tout le reste du Canada !

 

Coûts importants


Dans son mémoire présenté aux ministres, Christian Dubé explique également que l'État devra payer 35 % de plus pour les chirurgies effectuées dans le secteur privé, notamment pour assurer une marge de profits confortable aux acteurs privés.

 

Ce coût supplémentaire ne devrait surprendre personne, c'est ce qu'ont démontré, notamment, les projets pilotes en ce sens lancés par l'ancien ministre libéral Gaétan Barrette.

 

Par la voie de l'accès à l'information, la CSN a demandé à tous les établissements publics combien il leur en coûte actuellement de recourir au privé pour des chirurgies pour lesquelles le recours au privé est déjà autorisé.

 

La plupart des établissements ont refusé de dévoiler ces informations, mais le CISSS des Laurentides a fourni des tableaux détaillés. Il en ressort que certains actes coûtent aux contribuables jusqu'à 54 % de plus !

 

Les données obtenues auprès du CHU Sainte-Justine à Montréal montrent que les coûts des chirurgies en ORL sont plus élevés de 25 % dans le privé.

 

La CSN a envoyé de nouvelles demandes d'accès à l'information à tous les établissements afin d'obtenir un portrait global de la situation.

 

Des solutions


La CSN met en avant plusieurs solutions pour améliorer la capacité des établissements publics d'assurer toutes les chirurgies nécessaires. À l'heure actuelle, aucune région n'atteint un taux optimal d'utilisation des salles d'opération, soit environ 85 %. Pour y parvenir, la CSN propose :

 

Des mesures pour retenir et attirer le personnel nécessaire dans le secteur public ;


Fermer la porte complètement à la désaffiliation des médecins du régime public, comme la plupart des autres provinces canadiennes ;


Mettre un terme aux contrats avec les entreprises privées qui se développent au détriment des capacités au sein du secteur public.

 

SOURCE CSN - Confédération des syndicats nationaux

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(R.I.) : communiqué repris intégralement.

Message du gouvernement

Cinq ans à accompagner les familles à la recherche de réponses

(R.I) Le vice-premier ministre et ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, M. Ian Lafrenière, s'est rendu dans la communauté innue de Mashteuiatsh pour présenter aux familles les travaux entrepris et les avancées réalisées dans le cadre de la cinquième année d'application de la Loi autorisant la communication de renseignements personnels aux familles d'enfants autochtones disparus ou décédés à la suite d'une admission en établissement.

 

En date du 28 février 2026, 129 familles avaient fait appel à la Direction de soutien aux familles d'enfants autochtones disparus ou décédés et à son partenaire, l'organisation Awacak - Petits êtres de lumière.

 

Les recherches entreprises concernaient alors 221 enfants. De leur côté, les démarches menées par les partenaires ont également pu conduire à une quatrième exhumation.

 

Le gouvernement du Québec est déterminé à tout mettre en œuvre pour accompagner les familles touchées dans leur quête de vérité. En collaboration avec Awacak et l'ensemble de ses partenaires, les ministères et organismes et les institutions visées par la Loi, la Direction de soutien aux familles du Secrétariat aux relations avec les Premières Nations et les Inuit poursuivra son accompagnement des familles dans le respect de leur dignité et de leurs besoins, et à leur rythme, vers le chemin de la guérison.

 

Entrée en vigueur le 1er septembre 2021, la Loi vise à soutenir les familles autochtones dans leurs recherches afin d'obtenir des réponses sur la disparition ou le décès de leurs enfants à la suite d'une admission dans un établissement de santé et de services sociaux avant le 31 décembre 1992.

 

À travers l'application de cette loi, le gouvernement du Québec soutient les familles qui désirent comprendre les circonstances de la disparition ou du décès de leurs enfants, savoir où ils se trouvent s'ils sont toujours vivants, ou connaître leur lieu de sépulture.

 

Citation :


« Depuis maintenant 5 ans, on travaille chaque jour à offrir un peu de réconfort, mais surtout des réponses, à des familles qui les attendent souvent depuis plusieurs décennies. À nouveau cette année, c'est avec beaucoup d'humilité que je me présente devant elles pour leur présenter les résultats et les avancées des démarches qu'elles ont entreprises. Je les remercie pour leur confiance et leur résilience. J'espère sincèrement que cet accompagnement aura permis de faciliter le cheminement de plusieurs familles vers la paix. Je remercie également l'ensemble des équipes et des partenaires impliqués, qui ont notamment permis de procéder à quatre exhumations, toujours guidés par ce désir d'apporter un peu de réconfort aux familles éprouvées. »

 

Ian Lafrenière, vice-premier ministre et ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit

 

Faits saillants :

  • Entre 1940 et 1980, les enfants autochtones évacués de leurs communautés vers un établissement de santé ou de services sociaux étaient rarement accompagnés d'un parent ou d'un proche. Ils arrivaient alors seuls pour recevoir des soins. À la suite de ces admissions, certaines familles ont reçu la nouvelle du décès de leur enfant. D'autres en ont perdu la trace et ignorent ce qu'il est advenu.
  • La Loi autorisant la communication de renseignements personnels aux familles d'enfants autochtones disparus ou décédés à la suite d'une admission en établissement a été adoptée en réponse à l'appel à la justice no 20 du rapport complémentaire pour le Québec de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
  • La Loi propose des dérogations à certaines lois existantes, ainsi que des mesures culturellement sécurisantes pour soutenir les familles dans leurs recherches de renseignements auprès d'un établissement de santé ou de services sociaux, d'un organisme ou d'une congrégation religieuse sur les circonstances qui ont entouré le décès ou la disparition d'un enfant à la suite d'une admission en établissement de santé et de services sociaux.
  • La Direction de soutien aux familles a été mise sur pied pour offrir des services directs d'accompagnement aux familles et à leurs proches dans leurs recherches de renseignements.
  • L'organisation Awacak - Petits êtres de lumière collabore avec la Direction de soutien aux familles pour offrir un soutien émotionnel aux familles dans le respect de leur culture, et ce, tout au long du processus.

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(R.I.) : communiqué repris intégralement.