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LCP / LAG Le jeudi 18 juin 2026

Message au gouvernement

Santé et sécurité du travail : les patrons dénoncent la hausse des cotisations

(R.I) Le Conseil du patronat du Québec (CPQ), la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) dénoncent fermement l'augmentation des cotisations au régime de santé et sécurité du travail annoncée hier.

 

Le taux de cotisation moyen passera de 1,54 $ à 1,71 $ en 2027 pour 100$ de masse salariale. Cette hausse de 11 % confirme les mises en garde formulées par les employeurs lors de l'adoption du projet de loi 59 du ministre Jean Boulet, alors que le gouvernement affirmait que la modernisation du régime se ferait à coût nul pour les entreprises.
 

 

« Cette hausse, la plus importante depuis 2020, met les employeurs face à un coût additionnel de 400 M$. Par exemple, pour le secteur manufacturier qui éprouve déjà d'importantes difficultés, on anticipe une augmentation de près de 30 %. Ceci ne constitue pas un simple ajustement actuariel. Elle est le symptôme d'un régime qui s'éloigne progressivement de ses objectifs fondamentaux : prévenir les lésions professionnelles, favoriser une prise en charge efficace des dossiers et assurer la pérennité financière du système », déclare Michelle LLambías Meunier, présidente et cheffe de la direction du CPQ.

 

Des hausses à l'exemple : ça ne concerne pas que les entreprises
Une PME de 50 employés œuvrant dans le domaine de l'acier, un secteur déjà durement éprouvé par les tarifs, pourrait payer jusqu'à 15 000 $ de plus par an en cotisations au régime de la CNESST dès 2027.

 

N'oublions pas que l'État québécois est l'un des employeurs les plus importants de la province. Si on prend seulement Santé Québec, dont on estime les cotisations actuelles à environ 700 M$ par an, on pourrait voir une augmentation allant jusqu'à 77 M$ supplémentaires. C'est le contribuable qui paiera ultimement cette facture.

 

Des demandes qui ne datent pas d'hier

Les trois organisations économiques rappellent que dès les consultations sur le projet de loi 59 - Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail, elles tiraient la sonnette d'alarme, puisque plusieurs mesures risquaient d'accroître substantiellement les coûts du régime, sans toutefois générer les gains d'efficacité nécessaires pour les compenser.

 

Malgré l'accumulation de nouvelles modalités réglementaires visant la prévention des lésions professionnelles adoptées au cours des 5 dernières années, force est de constater que les résultats ne sont pas au rendez-vous.

 

Cinq ans plus tard, les résultats financiers du Fonds de la santé et de la sécurité du travail (FSST) démontrent que ces préoccupations étaient fondées.

 

Le déficit comptable de près de 865 millions de dollars enregistré en 2025, la hausse soutenue des coûts de réparation et d'indemnisation ainsi que les importantes provisions associées à certaines maladies professionnelles exercent désormais une pression directe sur les cotisations des employeurs, qui financent à eux seuls le régime.

 

« Les entreprises québécoises font déjà face aux tarifs douaniers américains, aux restrictions imposées aux travailleurs étrangers et à l'alourdissement du fardeau fiscal et réglementaire. La dernière chose dont elles ont besoin en ce moment, c'est une hausse de 11 % de leurs cotisations à la CNESST. L'effet de cette hausse va annuler celui de la récente baisse d'impôt pour les PME », déclare Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ.

 

Ces exigences ont entraîné des investissements importants en temps, en ressources humaines et en conformité. Or, malgré ces efforts soutenus pour améliorer la prévention en milieu de travail, les délais de consolidation des dossiers continuent de s'allonger, ce qui contribue à l'augmentation des coûts du régime et soulève des préoccupations quant à son efficacité globale.

 

« Les PME québécoises assument déjà les taxes sur la masse salariale les plus élevées au pays. Elles demandent de réduire cette pression pour pouvoir augmenter les salaires, investir dans leur croissance et maintenir des emplois. Pourtant, aujourd'hui, elles encaissent un nouveau coût sans amélioration de l'efficacité du régime. Il est temps de corriger le tir », déclare François Vincent, vice-président, Québec à la FCEI.

 

« Dans un contexte où les entreprises québécoises doivent déjà composer avec des défis importants liés à la compétitivité, à la productivité, aux coûts d'exploitation et à l'incertitude économique, il est impératif que le gouvernement et la CNESST prennent rapidement les mesures nécessaires pour rétablir l'équilibre du régime », ajoutent les trois organisations.

 

Face à cette situation, le CPQ, la FCCQ et la FCEI demandent notamment :

 

  • -de revoir certaines dispositions législatives et réglementaires qui contribuent à l'augmentation des coûts;
  •  
  • -de s'attaquer aux enjeux structurels qui fragilisent la viabilité financière du régime, notamment en matière de maladies professionnelles latentes;
  •  
  • -de réduire les délais administratifs et de traitement des dossiers.

 

« Les employeurs québécois investissent déjà massivement dans la prévention et financent entièrement le régime. Ils ne peuvent pas devenir la variable d'ajustement d'une réforme qui n'a pas livré les résultats promis. Il est temps de corriger le tir avant que la situation ne se détériore davantage », concluent-elles.

 

À propos du CPQ :  

Créé en 1969, le CPQ est une confédération de près de 100 associations sectorielles et de plusieurs membres corporatifs (entreprises, institutions et autres employeurs).

 

Il représente ainsi les intérêts de plus de 70 000 employeurs, de toutes tailles et de toutes les régions, issus des secteurs privé et parapublic. www.cpq.qc.ca

 

SOURCE Conseil du patronat du Québec

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(R.I.) : communiqué repris intégralement.

Message du gouvernement

Vers des infrastructures municipales à meilleurs coûts

(R.I) Le ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin, trace un bilan extrêmement positif des résultats de la journée de réflexion qui s'est tenue […] dans le cadre des États généraux sur le coût et le financement des infrastructures municipales.

 

Près de 200 représentants des milieux municipal et de la construction, des ministères et organismes gouvernementaux ainsi que des experts, des chercheurs et d'autres acteurs intervenant dans le domaine des infrastructures municipales se sont mobilisés.

 

Les participants ont eu l'occasion d'échanger sur l'état de la situation, les différents défis des municipalités ainsi que sur des solutions novatrices qui permettraient d'assurer le développement, la modernisation et la pérennisation des infrastructures municipales.

 

Un gouvernement qui agit

Le ministre des Finances et ministre responsable des Infrastructures, M. Eric Girard, était présent afin de présenter une stratégie renforcée de maintien d'actifs visant à améliorer durablement l'état des infrastructures publiques du Québec.

 

Ce dernier et le ministre Poulin ont déclaré l'intention du gouvernement d'investir 1 milliard de dollars supplémentaires pour le maintien des infrastructures municipales d'eau prioritaires.

 

La ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Mme Pascale Dery, était d'ailleurs présente afin de traiter des chantiers d'allègements réglementaires en cours, tout comme du coût très élevé d'exigences environnementales que peut engendrer le traitement de l'azote total dans les eaux usées.

 

Elle a profité de son passage pour annoncer qu'aucune exigence en la matière ne sera imposée. De plus, la ministre a annoncé la mise en place d'une nouvelle initiative pilote pour mieux monitorer et améliorer la gestion des eaux souterraines en Montérégie Ouest, un secteur où les prélèvements exercent une pression importante sur la ressource.

 

Solutions concrètes

Les panels et les ateliers ont permis de dégager des constats en lien avec l'augmentation des coûts des projets, l'encadrement réglementaire ainsi que les enjeux de financement.
 

Des projets en mode collaboratif, la culture de la sobriété, le partage des infrastructures gouvernementales avec les municipalités, la réplicabilité de certains projets en infrastructures ainsi que l'ouverture à un fonds fiscalisé avec le secteur privé sont notamment des solutions qui ont été mises sur la table.

 

Les idées et commentaires recueillis serviront à mieux définir les priorités d'action ainsi qu'à dégager des pistes d'optimisation.

 

Étapes de la réflexion

Soulignons que du 22 mai au 10 juin, a eu lieu une consultation en ligne à laquelle la population, des élus municipaux, des membres des administrations municipales et des acteurs du secteur de la construction ont été invités à exprimer leurs points de vue.

 

Les travaux se poursuivront avec la tenue, le 22 juin, d'une rencontre de la Table Québec-Municipalités suivie, au cours des prochains mois, par les travaux d'un comité d'experts réunissant des représentants du milieu municipal, des ministères et organismes concernés ainsi que des spécialistes en infrastructures. Un plan d'action de recommandations viendra clore la démarche en décembre 2026.

 

Citations

 

« Les états généraux furent un réel succès. Merci à tous les participants pour les échanges constructifs qui amènent à repenser nos façons de faire tous ensemble. Le constat est clair, la façon de développer nos infrastructures doit se faire en mode collaboratif et on doit inclure le secteur privé. L'objectif, c'est de construire plus vite, à moindre coût, toujours au bénéfice des citoyens. Avec mes collègues, nous avons annoncé non seulement 1 G$ pour les infrastructures d'eau, mais aussi de l'allègement pour nos municipalités. Ce n'est qu'un début, et je peux vous dire que ce ne sera pas les derniers États généraux. »

 

Samuel Poulin, ministre des Affaires municipales

 

« Depuis plusieurs années, nous augmentons les investissements consacrés au maintien du parc. Aujourd'hui, nous allons plus loin en nous dotant d'une approche qui nous permettra de mieux mesurer l'état de nos infrastructures, de renforcer nos mécanismes de gestion et de prioriser davantage le maintien des actifs existants. Prioriser la réfection des infrastructures existantes nécessitera de faire des choix difficiles, mais nous travaillerons dans le meilleur intérêt des Québécois en respectant notre objectif de retour à l'équilibre budgétaire au plus tard en 2029-2030 ».

 

Eric Girard, ministre des Finances et ministre responsable des Infrastructures

 

« Réduire la pression financière sur les infrastructures en eau, ça passe aussi par la réduction de la lourdeur administrative qui crée des obstacles à la réalisation des projets. C'est ce qu'on fait avec le vaste chantier d'allègements réglementaires en cours pour réduire les délais, être plus efficace et simplifier les processus. Ça passe également en évitant d'ajouter des exigences qui sont extrêmement coûteuses, comme sur le traitement de l'azote total, alors que les municipalités ne sont pas la principale source de rejet. C'est une approche pragmatique, équilibrée et basée sur la réalité du terrain qu'on adopte pour donner plus d'agilité aux municipalités, tout en continuant de protéger l'eau et notre environnement. »

 

Pascale Déry, ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs

 

Fait saillant

  • Initiée par la première ministre du Québec, Mme Christine Fréchette, les États généraux sur le coût et le financement des infrastructures municipales permettront notamment d'examiner :
    •  
    • -l'utilisation des pouvoirs fiscaux municipaux afin d'optimiser la marge de manœuvre disponible;
    •  
    • -la création de modèles de financement plus efficaces, plus souples et plus prévisibles;
    •  
    • -les façons de prioriser les besoins en ce qui concerne le maintien des actifs municipaux;
    •  
    • -les normes et exigences pouvant être revues afin de réduire les coûts de construction des infrastructures.

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(R.I.) : communiqué repris intégralement.