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LCP / LAG Le mardi 26 mai 2026

Message au gouvernement

Le bon parti, les belles écoles? Déclaration de la CSQ

(R.I.) La Centrale des syndicats Québec (CSQ) réagit au rapport de Québec solidaire intitulé Le bon parti, les belles écoles?, lequel suggère du favoritisme politique dans l’attribution des investissements en infrastructures dans le réseau de l’éducation.

 

« Nous sommes évidemment inquiets des conclusions soulevées dans ce rapport. Pour la CSQ, il est évident que le principe d’équité doit primer en ce qui concerne les dépenses gouvernementales. Ce sont les besoins des élèves et des communautés qui doivent l’emporter, et pas la partisanerie. Qu’il soit question de financer les infrastructures scolaires ou de tout autre investissement d’ailleurs », de réagir à chaud le président de la CSQ, Éric Gingras.

 

« Le réseau de l’éducation connaît son lot d’enjeux, et les infrastructures en font évidemment partie. Faut-il rappeler que les besoins sont grands, partout à travers le Québec, dans l’ensemble des régions? Malgré le financement accordé ces dernières années, le constat demeure alarmant : 53 % des écoles sont en mauvais état et le déficit de maintien des actifs du réseau scolaire s’élève à 9,8 milliards $. En d’autres termes, il est absolument nécessaire d’injecter des sommes additionnelles. Or, il n’y a pas de plan ni de vision à long terme. Nous réitérons notre demande à l’effet de réunir l’ensemble des partenaires du réseau pour tenir une grande réflexion collective sur l’avenir de l’éducation au Québec et d’établir un plan pour les quinze ou vingt prochaines années. Et ça inclut des investissements en infrastructures. Parce que tous les élèves du Québec et l’ensemble du personnel du réseau méritent d’avoir accès à des établissements adéquats, adaptés et agréables. C’est vraiment la base. »

 

Profil de la CSQ

La CSQ est la plus importante organisation syndicale en éducation au Québec. Elle représente des membres dans toutes les catégories d’emplois, de la petite enfance à l’enseignement supérieur, en passant par tout le réseau scolaire.

 

La Centrale rassemble 235 000 membres; elle compte 11 fédérations qui regroupent quelque 240 syndicats affiliés, auxquels s’ajoute l’AREQ, le mouvement des personnes retraitées CSQ. Elle est également présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.

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(R.I.) : communiqué que nous avons repris intégralement.

Le Canada et le nucléaire

Politique de développement fin 2026

(LAG-Spécial) Énergie atomique du Canada limitée (EACL) a fait savoir qu’elle a reçu un engagement de capital de 2,2 milliards de dollars du gouvernement du Canada pour poursuivre la revitalisation des Laboratoires de Chalk River.

 

Un campus nucléaire

Le gouvernement a fait cette annonce la semaine dernière lors de la conférence 2026 de l’Association nucléaire canadienne, la présentant comme un élément clé de la nouvelle Stratégie en « matière d’énergie nucléaire pour le Canada », qui sera publiée d’ici la fin de 2026 et vise à développer l’industrie nucléaire canadienne afin d’assurer l’accessibilité et la sécurité énergétiques au pays, tout en saisissant les opportunités mondiales.

 

« L’engagement en capital, qui sera mis à la disposition des Laboratoires Nucléaires Canadiens (LNC) par EACL, permet aux Laboratoires nucléaires canadiens (LNC) de poursuivre la modernisation du campus des Laboratoires de Chalk River (Ontario) appartenant à EACL, grâce à la revitalisation de l’infrastructure essentielle du site et à un investissement important dans de nouvelles installations scientifiques de classe mondiale. »

 

Le Canada : un leader mondial

En tant que campus menant les activités de recherche et d’innovation scientifiques et techniques qui sous-tendent l’industrie nucléaire nationale, « cet investissement permettra au Canada de conserver son leadership en matière d’énergie nucléaire dans des domaines tels que la production d’électricité, le développement de combustibles, la sûreté et la sécurité, le déclassement et la gestion des déchets, ainsi que la prolongation de la durée de vie et la fiabilité des réacteurs. »

 

Besoin d’ingénieurs nucléaires

Par ailleurs, « la position du Canada dans le domaine nucléaire est véritablement unique. Avec les États-Unis, la France et le Japon, très peu de pays au monde ont développé et exploitent activement leur propre technologie de réacteur à cette échelle », a déclaré Reza Ziaei, vice-président scientifique et ingénieur de la Société des ingénieurs professionnels et associés (SPEA). « C’est un atout stratégique qui appartient aux travailleurs et aux collectivités canadiennes. »

 

La Société prévient toutefois que, « sans une stratégie délibérée de recrutement et de formation de la prochaine génération de professionnels du nucléaire, les capacités d’ingénierie du Canada pourraient ne pas répondre à la demande mondiale. »

 

Un problème pressant

La renaissance nucléaire canadienne « ne peut se faire sans les personnes qui la font vivre », a affirmé le président de la SPEA, Mark Chudak. Alors que les gouvernements et les entreprises investissent des milliards $ dans l’infrastructure nucléaire, « nous devons investir parallèlement dans la main-d’œuvre, sinon nous externaliserons l’expertise qui devrait appartenir aux Canadiens. »

 

Pendant ce temps au Québec

Que dit-on sur l’idée de développer cette forme d’énergie. On dit Noui au nucléaire au Québec. Oui, peut-être, possiblement comme un outil pour les efforts de décarbonation, on verra! On attend de voir ce que va proposer le fédéral. (Position officielle)

 

Non, ça ne fait pas partie de nos plans, a déjà fait savoir Hydro-Québec qui ne prévoit aucun mégawatt provenant de cette filière dans son plan de développement qui s’étend jusqu’en 2035. (Le Plan d’Hydro) On préfère mettre les efforts du côté des énergies renouvelables. Le parc hydroélectrique québécois déjà bien garni rend cette option moins nécessaire.

 

Du côté des groupes écologiques, on entend un double non et le fantôme de la centrale de Gentilly 2 est ramené à l’avant. Tout comme la gestion des déchets. (En savoir plus)

 

Québec préfère donc surveiller les plans d’Ottawa sans faire valoir d’opposition, pour le moment. La stratégie du gouvernement Carney devrait, entre autres, faire la promotion de mini centrales nucléaires tout en appuyant les centrales existantes surtout au chapitre des rénovations.

 

Autres provinces

L’Ontario et le Nouveau-Brunswick sont deux provinces où le nucléaire est une source importante d’énergie, elles souhaitent une stratégie fédérale ambitieuse.

 

En Alberta et en Saskatchewan on se dit ouvert à l’innovation et on pense que le nucléaire peut devenir intéressant pour diversifier les modes de production (mini centrales) et ajouter à la sécurité énergétique. Le besoin en uranium intéresse particulièrement la Saskatchewan. La Colombie-Britannique et le Manitoba ont une position qui ressemble à celle du Québec.

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