(LAG-Spécial) L'intelligence artificielle est de plus en plus présente dans notre environnement. Elle offre des capacités de recherche et d'analyse impressionnantes. On l'utilise comme valeur ajoutée — surtout pour couvrir des champs d'intérêt qui nécessiterait trop de temps pour y arriver. Elle ne sert pas à remplacer notre travail, mais le bonifie. Et on tient à être transparent en indiquant clairement quand elle a été utilisée dans une rubrique spéciale.
Chaque semaine, nous soumettons à une intelligence artificielle une question ou un sujet qui mérite qu’on s’y attarde. L’IA n’a pas carte blanche : nous choisissons le sujet, formulons la question et lui proposons une piste à explorer. Nous l’interrogeons ensuite pour connaître son analyse et voir jusqu’où elle peut pousser la réflexion (non partisane). Notre approche « 0 % opinion 100 % information » est maintenue. Nous n'intervenons pas dans sa réponse sauf pour suggérer, parfois, des précisions ou resserrer une phrase. Voici le résultat de sa réflexion.
(ChatGPT) Le gouvernement du Québec a entrepris une démarche de transformation de l'État qui mérite qu'on s'y attarde. L'objectif : améliorer l'efficacité de l'appareil gouvernemental, réduire les coûts administratifs, revoir le panier de services et recentrer l'action publique sur les missions essentielles. Un document à cet effet est en ligne avec une dernière révision enregistrée le 29 juin dernier. (Lire le document)
L’arrivée du nouveau gouvernement va certainement avoir un impact sur cette démarche, le nouveau premier ministre ayant promis dès le lendemain de son élection de se pencher immédiatement sur l’efficacité gouvernementale en créant un Secrétariat à cet effet au Conseil exécutif. Notons qu'un sous-secrétariat à la performance et à l'efficacité de l'État existe déjà au Conseil du trésor. (En savoir plus)
La démarche actuelle prévoit notamment la réorganisation de plusieurs fonctions administratives, une meilleure utilisation des ressources, la réduction des dédoublements et une gestion davantage axée sur les résultats. Elle prévoit également que chaque ministère réexamine les services relevant de sa responsabilité.
Mais une question plus fondamentale pourrait être posée : et si transformer véritablement l'État exigeait de repenser non seulement son fonctionnement, mais aussi sa raison d'être, ses missions et la répartition de ses responsabilités?
Améliorer l'État ou le réinventer ?
Depuis des décennies, les gouvernements québécois ont procédé à de nombreuses réformes administratives. Des ministères ont été réorganisés, des organismes créés ou fusionnés, des responsabilités déplacées et des mécanismes de contrôle renforcés.
Ces transformations ont généralement cherché à améliorer le fonctionnement de l'appareil public. Mais pourquoi ne pas envisager une réflexion beaucoup plus large? Plutôt que de partir des structures, des effectifs, des programmes et des budgets existants pour chercher à les optimiser, pourquoi ne pas commencer par déterminer ce que l'État québécois devrait réellement assumer au XXIe siècle?
Quelles sont ses missions incontournables? Quelles responsabilités doit-il exercer directement? Lesquelles pourrait-il confier à d'autres? Cette réflexion pourrait mener à une conception profondément différente du gouvernement.
Un État recentré sur ses grandes missions
Le gouvernement central conserverait évidemment ses responsabilités fondamentales : justice, sécurité publique, protection des droits, langue, redistribution de la richesse, grandes orientations économiques, environnement et garantie des services essentiels. Il demeurerait responsable de l'établissement des politiques nationales, de la législation, de la réglementation et de la protection de l'intérêt collectif.
Mais devrait-il nécessairement continuer d'administrer directement autant de programmes, de services et d'activités? Doit-il continuer à intervenir à toutes les étapes, de la conception des politiques jusqu'à la gestion quotidienne des services?
Ou devrait-il davantage se concentrer sur ses grandes missions : décider des orientations, assurer le financement, établir les règles et contrôler les résultats, tout en confiant à d'autres une plus grande part de leur réalisation?
Il pourrait donc conserver son autorité et son droit de regard tout en confiant beaucoup plus largement à d'autres instances la responsabilité d’administrer certains programmes et services.
Redistribuer les responsabilités dans le Québec
Une telle transformation pourrait commencer par les régions et les municipalités. Pourquoi ne pas leur confier davantage de pouvoirs réels en développement économique, en aménagement, en logement, en transport et dans l'organisation de certains services?
Cette autonomie devrait naturellement s'accompagner de ressources financières appropriées, voire de nouveaux pouvoirs fiscaux.
En éducation, pourquoi ne pas examiner la possibilité de redonner davantage de responsabilités aux instances scolaires locales et aux établissements, plutôt que de multiplier les décisions prises centralement?
En santé, pourquoi ne pas permettre aux établissements et aux instances régionales d'assumer une plus grande responsabilité dans l'organisation des soins, la gestion des ressources et les décisions administratives?
Les collèges, les universités et d'autres institutions publiques pourraient également disposer d'une autonomie accrue. Le principe serait de rapprocher les décisions de ceux qui connaissent directement les réalités du terrain.
Et la société civile? Et le privé?
La réflexion pourrait aller plus loin. Des organismes communautaires, des coopératives, des entreprises d'économie sociale et des entreprises privées pourraient assumer certaines activités actuellement administrées par l'appareil gouvernemental.
Non pas nécessairement en privatisant leur financement, mais en confiant leur réalisation à des organisations capables de répondre aux exigences publiques. Il faudrait évidemment démontrer, dans chaque cas, que cette formule offre des avantages réels en matière de coûts, de qualité et d'accessibilité.
L'État conserverait son pouvoir de réglementation, ses mécanismes de surveillance et sa capacité d'intervention. Partager une responsabilité ne signifie pas renoncer à l'assumer politiquement.
Un gouvernement qui gouverne davantage
Ce serait peut-être le changement le plus important. Le gouvernement central pourrait consacrer davantage de ses ressources à définir les orientations, établir les priorités, fixer les normes, assurer l'équité entre les régions et évaluer les résultats.
Il administrerait moins directement, mais exercerait pleinement ses responsabilités de gouvernance.
Cette transformation comporterait évidemment des risques. Toutes les régions n'ont pas les mêmes moyens. La multiplication des organismes autonomes pourrait compliquer la reddition de comptes. Et une délégation mal encadrée pourrait coûter davantage qu'une gestion centralisée.
Il faudrait donc prévoir des garanties nationales, un financement adéquat, des responsabilités clairement définies et des mécanismes rigoureux de contrôle. L'objectif ne serait pas de remplacer systématiquement le public par le privé, ni de déplacer la bureaucratie de Québec vers les régions.
Il serait de déterminer, pour chaque mission, qui devrait décider, qui devrait financer, qui devrait administrer et qui devrait rendre des comptes.
Changer la question
La démarche gouvernementale actuelle (sujet à changement vu l’arrivée d’un nouveau gouvernement) ouvre la porte à une révision de l'administration publique et du panier de services.
Mais pourquoi ne pas profiter de cette réflexion pour entreprendre un examen beaucoup plus fondamental de l'État québécois? Non plus seulement chercher comment mieux accomplir les responsabilités actuelles, mais se demander lesquelles devraient encore relever directement du gouvernement central.
Québec et Le Québec
Un tel exercice pourrait mener à une redistribution importante des pouvoirs, des ressources et des responsabilités entre le gouvernement central, à Québec, et les acteurs du Québec : les régions, les municipalités, les institutions et la société civile.
Après des décennies consacrées à construire et à développer l'État québécois, le moment serait-il venu de repenser en profondeur ce qu'il doit faire lui-même et ce qu'il devrait désormais confier à d'autres?
Transformer ou réinventer?
Transformer l'État, comme le prévoit la démarche gouvernementale actuelle, consiste notamment à améliorer son fonctionnement, à revoir ses services et à mieux utiliser ses ressources.
Le réinventer, ce serait aller plus loin : remettre en question la répartition même de ses missions et de ses responsabilités, et accepter de confier à d'autres une plus grande part de ce qu'il administre aujourd'hui.
Transformer l'État et le réinventer ne sont pas deux démarches opposées. La seconde pourrait être le prolongement de la première.
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(Texte de Chat GPT)































