Demande d'inscription

Si votre organisme, entreprise, ministère etc. est déjà un abonné aux services du Courrier parlementaire©, vous pouvez vous inscrire pour recevoir par courriel nos éditions quotidiennes. Vous devez cependant entrer l'adresse courriel attribuée par votre organisation.


Se désinscrire

Pour un essai gratuit de quelques jours, veuillez nous faire parvenir un courriel.

Pour plus d'informations, veuillez nous rejoindre par téléphone au 418 640-4211 ou par courriel.

Connexion

Entrez vos informations pour vous connecter.

Mot de passe oublié

Mot de passe oublié

Veuillez indiquer votre adresse courriel qui est liée à  votre compte. Si elle correspond à  un utilisateur, nous vous enverrons un courriel afin que vous puissez récupérer votre mot de passe.

Mon profil

Vous pouvez modifier les paramètre de votre compte.

Désolé, pour naviguer dans notre site, il faut détenir une licence/abonnement.

Nous publions depuis 33 ans (dont 25 ans comme quotidien web).

Nous offrons une édition (LCP-LAG) tous les matins de la semaine de septembre à juin

Nous ajoutons LCP InfoMidi quand l'activité parlementaire le mérite (quand le Salon bleu est en action)

Nous publions aussi Cette semaine au Parlement sur l'activité de la semaine (et des mises à jour fréquentes durant la semaine),

Nos abonnés reçoivent Alerte Décrets et peuvent consulter nos rubriques Derrière les décrets, Ce qu'ils ont dit,

Message DU gouvernement, Message AU gouvernement et plus encore.

Si vous êtes intéressé à obtenir un essai gratuit de quelques jours pour votre entreprise ou organisme

(nous n'avons pas d'abonnés individuels), n'hésitez pas à nous contacter editeur@courrierparlementaire.com

LCP / LAG Le mercredi 28 octobre 2026

Message du gouvernement

Des scientifiques de 25 pays pour lutter contre les pandémies

(R.I) L'Institut national de la recherche scientifique (INRS) et le Pasteur Network réuniront à Laval, du 3 au 5 novembre 2026, des spécialistes des maladies infectieuses, de la santé publique et de la recherche biomédicale provenant de 25 pays à l'occasion de la réunion annuelle du Pasteur Network (PNAM).

 

Tenue pour la première fois en Amérique du Nord, cette rencontre internationale explorera le potentiel des technologies émergentes, notamment de l'intelligence artificielle, pour renforcer la préparation aux pandémies.

 

Elle réunira des spécialistes et des responsables scientifiques de premier plan afin de réfléchir aux outils et aux collaborations nécessaires pour faire face aux menaces infectieuses de demain.

 

« C'est un privilège pour l'INRS de coorganiser et d'accueillir au Québec cet important rassemblement international. Les pandémies et les maladies infectieuses ne connaissent pas de frontières. En réunissant à Laval des scientifiques de partout dans le monde, nous créons un espace unique pour partager les connaissances, renforcer les collaborations et faire progresser des solutions innovantes qui contribueront à mieux protéger les populations contre les futures menaces sanitaires », souligne Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l'INRS.

 

Pendant trois jours, dix sessions et quatre tables rondes exploreront comment l'IA et les technologies émergentes peuvent aider à détecter, interpréter et répondre plus rapidement aux menaces infectieuses.

 

Les discussions porteront notamment sur l'intelligence épidémique, qui transforme les données de surveillance en outils d'aide à la décision, l'analyse génomique des pathogènes, le développement accéléré de vaccins, de traitements et de diagnostics, ainsi que les interactions complexes entre la santé humaine, animale et environnementale au cœur de l'approche Une seule santé.

 

Les participantes et participants examineront également les enjeux d'éthique, de gouvernance et d'équité liés à l'utilisation croissante de l'IA en recherche et en santé publique.

 

Parmi les faits saillants du PNAM 2026 :

  • -Des experts en maladies infectieuses, en santé publique et en recherche biomédicale provenant de 25 pays;
  •  
  • -Dix sessions et quatre tables rondes consacrées à l'intelligence artificielle et aux technologies émergentes;
  •  
  • -Des discussions sur l'intelligence épidémique, la génomique des pathogènes et le développement de nouvelles contre-mesures médicales;
  •  
  • -Une réflexion sur les enjeux d'éthique, de gouvernance et d'équité liés à l'utilisation de l'IA;
  •  
  • -Une session mettant en lumière les travaux de jeunes chercheuses et chercheurs sur l'IA et les technologies émergentes;
  •  
  • -Une réflexion prospective sur l'avenir de la recherche scientifique à l'horizon 2030;
  •  
  • -Une formation internationale en leadership destinée à la relève scientifique.

 

« Le Pasteur Network réunit des institutions qui partagent une même ambition : mettre la science au service de la santé mondiale. Le PNAM 2026 constituera une occasion unique de mobiliser les expertises de notre réseau pour accélérer l'innovation et renforcer notre capacité collective à répondre aux grands enjeux de santé mondiale, des maladies infectieuses aux menaces sanitaires émergentes, en passant par les autres priorités de santé publique », affirme Mario Moreira, président du Pasteur Network.

 

Le Pasteur Network regroupe 33 institutions de recherche, d'innovation et de santé publique réparties sur cinq continents.

 

Plusieurs de ses membres jouent un rôle clé dans la surveillance des maladies infectieuses, la recherche biomédicale et la préparation aux épidémies.

 

L'accueil du PNAM 2026 s'inscrit dans une année charnière pour le développement du Pasteur Network au Québec.

 

Membre du réseau depuis 2005 par l'entremise de son Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie, l'INRS a étendu son adhésion à l'ensemble de ses centres de recherche en 2026.

 

La même année, la Faculté de médecine de l'Université de Montréal a rejoint le réseau à titre de membre associé sous le parrainage de l'INRS, renforçant ainsi la présence du Pasteur Network en Amérique du Nord.

 

CONSULTER LE PROGRAMME DU PNAM 2026 (en anglais)

 

À propos de l'INRS

 

L'Institut national de la recherche scientifique (INRS) est un établissement universitaire dédié exclusivement à la recherche et à la formation aux cycles supérieurs dans des créneaux stratégiques au Québec.

 

Depuis sa création en 1969, il poursuit sa mission de contribuer activement au développement économique, social et culturel du Québec.

 

L'INRS se classe 1er au Québec en intensité de recherche. Il est composé de cinq centres de recherche et de formation interdisciplinaires, situés à Québec, à Montréal, à Laval, à Varennes, et dans Charlevoix, qui concentrent leurs activités dans des secteurs stratégiques : Eau Terre Environnement, Énergie Matériaux Télécommunications, Urbanisation Culture Société, Armand-Frappier Santé Biotechnologie, et Ruralités durables.

 

Sa communauté compte près de 1 500 membres étudiants, stagiaires au postdoctorat, membres du corps professoral et membres du personnel.

 

À propos du Pasteur Network

Le Pasteur Network est une alliance de plus de 30 organisations qui joue un rôle crucial dans la lutte contre les défis sanitaires mondiaux à travers la science, l'innovation et à la santé publique.

 

Sa force réside dans la diversité et la vaste couverture géographique de ses membres, répartis dans 25 pays sur les cinq continents et unis par des valeurs et des missions communes au service des populations, favorisant ainsi une communauté dynamique de connaissances et d'expertise scientifiques à la fois ancrée localement et connectée mondialement (pasteur-network.org)

-/-/-/-/-/-

(R.I.) : communiqué repris intégralement.

Message au gouvernement

Fiscalité municipale : urgence d’agir 

(R.I) Par Monique Jérôme-Forget, coprésidente du chantier sur la fiscalité et les finances municipales de l’Union des municipalités du Québec :

 

Dans les prochaines semaines, les municipalités du Québec déposeront leur budget. Dans plusieurs cas, les taxes municipales augmenteront davantage que l’inflation.

 

Une hausse de taxes n’a jamais fait gagner un concours de popularité. Je le comprends. Mais je crois qu’il est temps d’avoir une conversation honnête avec les Québécoises et les Québécois.

 

Par prudence politique, les élus municipaux ont pris l’habitude de limiter les hausses de taxes au taux d’inflation. Ce faisant, les municipalités se sont enfermées dans ce que Nicolas Marceau et moi avons appelé, dans notre rapport sur les finances municipales, la « trappe de l’inflation » : une situation où les taxes augmentent au rythme de l’inflation alors que les coûts de construction, de réparation et d’entretien des infrastructures grimpent beaucoup plus vite.

 

Les matériaux, la main-d’œuvre spécialisée, les contrats de déneigement, le transport collectif, les équipements municipaux et les assurances connaissent des hausses qui dépassent largement l’évolution générale des prix.

 

À cela s’ajoute un déficit d’entretien qui ne disparaît pas parce qu’on reporte les investissements. Au contraire. Chaque année de retard finit par coûter davantage.

 

En 2025, le déficit de maintien d’actifs des infrastructures d’eau et de voirie atteignait environ 50 milliards de dollars. Si la tendance observée au cours des dernières années se maintient, il pourrait presque doubler d’ici 2036.

 

Les conséquences sont déjà bien réelles : bris de service, interventions d’urgence coûteuses, vulnérabilité accrue aux événements climatiques et incapacité de construire des dizaines de milliers de logements en raison de réseaux saturés ou insuffisants.

 

Au fil des ans, les municipalités ont réduit leur marge de manœuvre financière. Elles disposent aujourd’hui de moins de ressources pour préserver des infrastructures dont dépend pourtant notre qualité de vie.

 

Imagine-t-on le gouvernement du Québec annoncer que ses revenus augmenteront moins rapidement que l’économie, année après année? Bien sûr que non.

 

Pourtant, c’est exactement ce qui s’est produit dans le monde municipal. Pendant que Québec et Ottawa maintenaient leurs revenus au rythme de la croissance économique, les municipalités se privaient elles-mêmes des moyens nécessaires pour suivre cette même croissance.

 

À force de reporter des travaux pour éviter d’augmenter davantage les taxes, nous avons accumulé ce qu’on appelle une dette d’entretien.

 

Des infrastructures auraient dû être réparées ou remplacées plus tôt. Aujourd’hui, leur remise à niveau coûtera beaucoup plus cher. Une infrastructure négligée finit toujours par présenter sa facture.

 

Et cette facture est arrivée.

 

Pendant trop longtemps, nous avons confondu popularité et responsabilité. Limiter systématiquement les hausses de taxes à l’inflation peut être populaire. Entretenir adéquatement les infrastructures est responsable. La différence est majeure.

 

C’est pourquoi le rapport que nous avons corédigé, Nicolas Marceau et moi, recommande la création d’un fonds québécois dédié au maintien et à l’entretien des infrastructures municipales.

 

Le principe est simple. Une municipalité qui accepte d’augmenter ses revenus au même rythme que la croissance de l’économie québécoise peut accéder à une aide financière du gouvernement du Québec.

 

En contrepartie, les sommes additionnelles doivent être consacrées exclusivement à l’entretien et au maintien des infrastructures.

 

Autrement dit, lorsqu’une municipalité fait sa part, Québec fait la sienne.

 

Cette approche permet de freiner l’érosion de la capacité financière des municipalités et, surtout, de s’attaquer au véritable problème : le retard accumulé dans l’entretien de nos infrastructures.

 

Je me suis d’ailleurs réjouie d’entendre cette semaine le premier ministre du Québec, M. St‑Pierre Plamondon, confier à Nicolas Marceau, à titre de ministre des Finances, le mandat de réformer la fiscalité municipale afin de donner aux municipalités les moyens de réparer leurs infrastructures.

 

Pour moi, il s’agit d’une reconnaissance importante. Le modèle fiscal actuel a été conçu pour une autre époque. Aujourd’hui, nous faisons face à un mur. Il faut agir maintenant.

 

Augmenter les taxes municipales au-delà de l’inflation est la conséquence d’années de sous-financement de l’entretien de ce qui nous appartient collectivement : notre patrimoine municipal.

 

Cela exige du courage politique. Le courage d’agir aujourd’hui plutôt que de transmettre une facture encore plus lourde à la génération suivante.

-/-/-/-/-/-

(R.I.) : communiqué repris intégralement.