
Monde municipal : un survol (2 de 2)
Des fleurs et un pot pour le gouvernement
Paru le lundi 13 avril 2026 | Catégorie: Section spéciale
(LAG-Spécial) Outre les infrastructures, le logement, les travailleurs étrangers, la couverture cellulaire fait partie des outils importants dont les régions ont besoin. Ainsi, l’annonce que Québec réserve 20 millions $ pour des travaux d’amélioration du réseau constitue un plus pour les municipalités. Le montant de 365 millions $ qui vise à appuyer les entreprises et communautés forestières est lui aussi digne de recevoir des fleurs, mais le bouquet demeure modeste.
Dans le monde municipal, on voit le transport collectif comme le grand négligé. Le ministre des Finances, Eric Girard, a choisi de réduire les sommes allouées aux infrastructures de transport. Le Programme d’aide au développement a subi des coupures (200 millions $) et s’établit maintenant à 998 millions $ (1er avril 2025 au 31 mars 2028).
Prévues pour être appliquées rétroactivement avant le budget, Québec s’est ravisé. Ces réductions vont s’appliquer à compter de cette année. Cette baisse frappe quand même les villes alors que les budgets 2026 sont bouclés.
Fin janvier, Alliance Transit dénonçait déjà les possibles intentions du ministre et lui demandait de ne pas laisser dormir l’argent du Fonds d’électrification et de changements climatiques. Les villes aussi sonnaient l’alarme. Après le budget, l’Alliance (formée en 2011 elle rassemble plus de 50 groupes) a dénoncé le statu quo, le manque de vision du gouvernement et son manque d’audace. Au moins, les 18 millions $ prévus pour le transport régional ont été applaudis.
Malgré tout, Québec et Ottawa finissent par s'entendre pour appuyer ensemble divers projets. Concernant le déploiement au Québec du Fonds pour les solutions de transport en commun en milieu rural les deux gouvernements ont convenu de financer 14 projets en région pour un montant total de 6,7 millions $, pour des infrastructures de transport en commun.
Ce que tout ça veut dire
Que le nombre d’épreuves auxquelles les villes doivent faire face demeure considérable : des infrastructures qui remontent souvent à l’âge de la Révolution tranquille ou avant même, et des budgets trop maigres. Il y a aussi la population vieillissante avec ses besoins de logements et de services, on offre une aide jugée trop timide. Et il y a le différent Ottawa-Québec sur les modalités de transferts d’argent qui empêche le versement de sommes importantes que les municipalités attendent depuis des années.
Qu’il y a un manque de main-d’oeuvre dans plusieurs secteurs -travailleurs temporaires inquiets (espérance d’une clause grand-père), l’itinérance qui ne cesse d’exiger des ressources (le nombre d’itinérants suite au recensement de l’an denier est rendu à 12 000), montée des prix, en région –inflation + tarifs Trump, un secteur forestier qui souffre (incendies, tordeuse, climat, la demande et les exportations ralenties – heureusement, il y a une aide de 365 $ millions de Québec sur cinq ans – quand même un pas concret, selon l’industrie.
Que le monde municipal doit affronter deux situations contradictoires en même temps. La première, les besoins sont grands pour maintenir les services et pour gérer toutes les infrastructures. Le déficit de maintien ne cesse de croître. La deuxième situation : les gouvernements ont eux-mêmes des ennuis majeurs avec leurs déficits et en conséquence, leur aide financière tourne souvent au neutre, recule ou progresse lentement. Parfois donc on assiste à un désengagement.
Que la situation périlleuse du monde municipal ne peut être comprise comme seulement une série de complications, de difficultés isolées. Les enjeux, les défis, les problèmes dépassent largement les frontières des villes et villages. Pour citer un expert du milieu, « on touche ici à l'avenir économique, social et environnemental du Québec. » On peut ajouter que les derniers constats concernant l'itinérance indiquent que l'on vit une crise sérieuse et que cette dernière est social et humanitaire. L'UMQ dit constater que les investissements du gouvernement québécois, bien que plus élevés qu'auparavant, sont quand même un échec puisque le problème ne cesse de se dégrader.
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