
Message au gouvernement
Protéger les femmes et les enfants doit être une priorité
Paru le mercredi 11 février 2026 | Catégorie: Sécurité publique
(R.I.) À l'initiative du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, une coalition de 53 maisons a mené une action éclair devant l'Hôtel du Parlement [hier], pour interpeller les députés de toutes les formations politiques à faire de la lutte contre la violence conjugale une réelle priorité politique.
«Face aux nombreux féminicides et à la demande d'aide qui explose, il n'est plus possible que le gouvernement maintienne le statu quo. Le surplace budgétaire des trois dernières années met en péril la santé et la vie des femmes et des enfants victimes de violence conjugale», alerte Annick Brazeau, présidente du Regroupement.
Dans ce rassemblement silencieux, une centaine de travailleuses de maisons tenaient des silhouettes de femmes et d'enfants grandeur nature sur lesquelles on pouvait lire le prénom, l'âge et les impacts concrets de la violence sur leur vie : des bambins anxieux, des ados en souffrance, des femmes présentant des blessures, des dépressions, des douleurs chroniques.
«Au-delà des féminicides, il y a des milliers de femmes et d'enfants dont la violence affecte la santé, physique et mentale. Ces conséquences sont parfois invisibles et s'étendent sur des années. En investissant contre la violence conjugale, le gouvernement peut non seulement sauver des vies humaines, mais aussi des coûts sociaux et des coûts de santé faramineux», souligne Nathalie Villeneuve, coordonnatrice de la Maison Hina en Montérégie.
Malgré un rattrapage financier important entre 2020 et 2022, les investissements du gouvernement de Monsieur Legault ne suffisent plus à répondre à l'urgence. Rencontrée à la toute fin de la semaine dernière, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Madame Bélanger, s'est montrée sensible au sort des victimes. Les besoins, aujourd'hui, nécessiteraient un investissement de 50,2 millions de $ pour la centaine de maisons qui existent.
«Ne pas investir pour lutter contre la violence conjugale coûte bien plus cher à la société qu'investir. La ministre Bélanger saura-t-elle convaincre son collègue des Finances de délier les cordons de la bourse?», s'inquiète Annick Brazeau.
La délégation menée par le Regroupement a remis 125 cahiers de demandes à des députées membres du Cercle des femmes parlementaires, avec l'espoir que chacune et chacun des député.e.s portera, dans un esprit transpartisan, ces préoccupations dans l'enceinte de l'Assemblée nationale pour voter un budget 2026 à la hauteur des besoins des femmes et de leurs enfants.
SOURCE Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
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(R.I.) : communiqué que nous avons repris intégralement.






























