
Message au gouvernement
Coopératives de remplacement agricole : solution pour la santé psychologique
Paru le mercredi 11 mars 2026 | Catégorie: Agriculture, Pêches, Alimentation LAG
(R.I,) Le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) appelle le gouvernement du Québec à renforcer le soutien financier aux coopératives de remplacement agricole afin d’améliorer la santé psychologique des agricultrices et agriculteurs, et de soutenir la vitalité des entreprises agricoles en région.
Dans un contexte où la détresse psychologique dans le milieu de l’agriculture demeure un enjeu majeur, les coopératives de remplacement agricole constituent une réponse concrète et structurante. Ces entreprises collectives permettent aux producteurs et productrices d’avoir accès à une main-d’œuvre qualifiée pour assurer le remplacement sur leur ferme en cas de maladie, d’accident ou simplement pour leur permettre de prendre du répit.
« Les agricultrices et agriculteurs travaillent sans relâche, et ce, dans un contexte de rareté de main-d’œuvre, de pression économique, de changements climatiques dans un secteur mondialisé et hautement concurrentiel. Il ne faut jamais sous-estimer les effets psychologiques de cet environnement sur la santé mentale de celles et ceux qui œuvrent à préserver la capacité nourricière du Québec et à protéger notre autonomie alimentaire. En ce sens, les coopératives de remplacement agricole constituent un outil essentiel pour leur offrir du répit, soutenir leur santé mentale et assurer la continuité de leur entreprise », soutient Marie-Josée Paquette, directrice générale du CQCM.
Actuellement, seules deux coopératives de remplacement agricole sont actives au Québec, soit dans les régions du Centre-du-Québec et du Saguenay–Lac-Saint-Jean. En dépit de leur impact positif, celles-ci peinent à répondre à la demande sur leur territoire. Ailleurs au Québec, notamment en Estrie et au Bas-Saint-Laurent, elles explorent actuellement la possibilité d’implanter un service analogue.
En prévision du budget du gouvernement du Québec, le CQCM a demandé au gouvernement du Québec d’appuyer la multiplication des coopératives de remplacement agricole afin de soutenir la santé psychologique des agriculteurs, la relève et la productivité des entreprises agricoles régionales. Le CQCM propose entre autres, d’apporter certains ajustements au Programme d’appui au développement de l’agriculture et de l’agroalimentaire en région (PADAAR), dont :
-la révision du minimum d’aide actuellement exigé afin de faciliter l’accès au programme pour les producteurs;
-l’inclusion d’une partie de la rémunération et des frais de transport des agents de remplacement parmi les dépenses admissibles;
-une plus grande stabilité du financement afin d’éviter les fragilités liées aux ententes sectorielles;
-la création d’un programme gouvernemental visant à soutenir le démarrage des nouvelles coopératives de remplacement agricole.
Le CQCM souligne également la mobilisation du milieu agricole autour de la santé psychologique. L’Union des producteurs agricoles (UPA) a particulièrement mis sur pied un fonds en santé psychologique ainsi que le Programme d’aide pour les agriculteurs et agricultrices (PAPA), qui se déploie dans certaines régions du Québec.
À propos du CQCM
Fondé en 1940, le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) est le point de repère pour les réseaux coopératifs et mutualistes au Québec, qui compte près de 3 000 coopératives et mutuelles. Par ses champs d’action, il veille au déploiement optimal du développement coopératif sur l’ensemble du territoire en coordonnant un écosystème d’organisations expertes en coopération œuvrant dans différents secteurs d’activités. Le CQCM est l’un des deux interlocuteurs privilégiés du gouvernement du Québec en vertu de la Loi sur l’économie sociale.
-/-/-/-/-/-
(R.I.) : communiqué repris intégralement.



























