
Monde de l'agriculture : que se passe-t-il sur le terrain?
Boeuf; forêts privées; pratiques agricoles; dons de lait
Paru le mercredi 04 mars 2026 | Catégorie: Section spéciale
(LAG-Spécial) La décision de Polytechnique Montréal (annoncée le 27 janvier dernier) de retirer la viande rouge de ses comptoirs alimentaires témoigne d’une vision réductrice de la durabilité et d’une grande incompréhension de la production bovine et de l’agriculture au Québec, a déploré M. Sébastien Vachon, président des Producteurs de bovins du Québec.
« Les bovins font partie de l’écosystème. Le pâturage stimule la repousse des plantes, nourrit la vie des sols et permet de valoriser des terres non cultivables pour l’alimentation humaine. Sans bovins, ces milieux disparaissent. Il s’agit d’une synergie animale – plantes – sol extrêmement importante pour la conservation de nos sols québécois. Donc, regarder seulement le méthane entérique, c’est très biaisé comme approche », a-t-il fait valoir. –Les Producteurs de bovins du Québec
Un portrait en mouvement : Réalisée avec le Groupe AGÉCO grâce au soutien financier du ministère des Ressources naturelles et des Forêts, une enquête brosse un portrait des 162 900 propriétaires forestiers du Québec, qui détiennent ensemble 17 % de la forêt productive québécoise. Cette cinquième enquête, dont la première édition remonte aux années 1970, permet de suivre l’évolution de leur profil sociodémographique, de leurs motivations et de leurs comportements en ce qui a trait à la gestion de leurs boisés.
Les résultats révèlent un portrait en mouvement. Les propriétaires sont plus âgés qu’il y a dix ans, la présence des femmes s’accroît et la taille de leurs propriétés diminue. L’enquête confirme l’observation déjà mise de l’avant par l’étude précédente : la majorité des propriétaires possèdent leur forêt d’abord pour le plaisir de protéger et d’aménager un milieu naturel. Ils demeurent néanmoins actifs sur le terrain : plus des trois quarts récoltent du bois, la moitié réalise des travaux d’aménagement et près d’un tiers vend du bois à l’industrie forestière.
Au‑delà du portrait statistique, l’étude vise à outiller les décideurs publics afin d’adapter les politiques de soutien à la mise en valeur durable de la forêt privée. L’enquête permettra de tenir compte des réalités actuelles et des préoccupations des propriétaires pour adapter les services, les programmes et l’accompagnement offerts en forêt privée. – Fédération des producteurs forestiers du Québec, résumé de l’enquête
Projet de règlement sur les pratiques agroenvironnementales : Nous croyons à l’amélioration continue des pratiques agricoles, mais celle-ci doit reposer sur l’expertise des producteurs et sur du soutien adéquat, et non sur des obligations réglementaires supplémentaires. Ce texte (projet de règlement sur les pratiques agroenvironnementales visant à mettre à jour le Règlement sur les exploitations agricoles) est d’autant plus surprenant que le gouvernement affirme aussi être en faveur de l’allègement réglementaire. Tout cela alors que les producteurs travaillent déjà avec le soutien d’agronomes membres d’un ordre professionnel, affirme le président des Producteurs de grains du Québec, Sylvain Pion.
Plus largement, les PGQ invitent à une réflexion sur la portée globale de l’encadrement des pratiques agricoles au Québec. Le passage d’un règlement centré sur les exploitations agricoles à un règlement axé sur les pratiques agroenvironnementales envoie un signal mitigé quant à l’évolution du rôle de la réglementation dans le secteur.
« Cette orientation donne l’impression que notre cadre réglementaire n’est plus là pour nous soutenir et favoriser le développement de l’agriculture, mais dorénavant pour nous restreindre et freiner la production par voie de règlements », fait valoir M. Pion. Enfin, les PGQ saluent les dispositions concernant la remise en culture de certaines superficies ainsi que la primauté accordée à la réglementation provinciale sur la réglementation municipale, une orientation essentielle pour assurer une application cohérente des règles à l’échelle du territoire. –Producteurs de grains du Québec
La diversification des marchés : Elle demeure un moteur pour Bœuf Canada au cours du dernier trimestre fiscal de l’année. Parmi les plus récentes initiatives de l’équipe visant à trouver des débouchés pour le bœuf canadien, mentionnons la participation au Salon professionnel des supermarchés à Tokyo, au Japon, à la mi-février, et au Salon de l’alimentation et de l’hôtellerie au Vietnam, à Hô Chi Minh-Ville, en mars.
Plus tôt au quatrième trimestre, les fournisseurs et distributeurs de Bœuf Canada ont participé au salon Gulfood 2026 à Dubaï, aux Émirats arabes unis. Le président de Bœuf Canada, Éric Bienvenue, et le vice-président, Développement des marchés d’exportation, Albert Eringfeld, ont également organisé un événement visant à stimuler la demande en marge du salon. Toutes ces activités ont fait suite à l’événement le plus marquant de l’année en matière d’accès aux marchés, lorsque, le 19 janvier, le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Heath MacDonald, a annoncé sur les réseaux sociaux que la Chine avait rétabli l’accès au marché pour le bœuf canadien, levant ainsi la suspension qui était en vigueur depuis 2021. –Boeuf Canada
Dons de litres de lait : L’an dernier a marqué une année sans précédent. Ce sont 1 412 193 litres de lait provenant des fermes laitières qui ont été remis dans le cadre du programme annuel planifié. Ce volume s’ajoute à des dons spéciaux réalisés en cours d’année ainsi qu’à des dons effectués à l’approche du temps des Fêtes, portant ainsi le total à 1 682 531 litres de lait et de produits laitiers remis au réseau BAQ en 2025. Cette mobilisation contribue à soutenir 1 400 organismes à travers le Québec.
Au cœur de ce programme, Les Producteurs de lait du Québec (PLQ) jouent un rôle central en coordonnant des dons planifiés de lait et de produits laitiers, rendus possibles grâce à la collaboration de l’ensemble des maillons de la filière. Dans un contexte où les besoins continuent de croitre, la stabilité de cet approvisionnement demeure essentielle pour permettre de répondre aux besoins, jour après jour, partout au Québec. Depuis la mise en place du programme en 2003, ce sont un peu plus de 16 millions de litres de lait qui ont été remis afin de contribuer à éliminer la faim et à assurer la sécurité alimentaire des Québécoises et des Québécois. – Les Producteurs de lait du Québec. (Collaboration UPA)
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