
Représentation mondiale du Québec
À la recherche d'une diplomatie d'impact et identitaire
Paru le mercredi 06 mai 2026 | Catégorie: Section spéciale
(LAG-Spécial) Le Québec n’a pas vraiment de « diplomates » sauf en France ou son statut est à toute fin pratique, sans en être une, celui d'une ambassade. À Londres où les quatre provinces fondatrices dont le Québec ont un statut leur permettant d'avoir plusieurs des privilèges d'un niveau réservé aux ambassades, mais moindre qu'à Paris. N'empêche que Québec a une force de frappe économique et culturelle, linguistique et identitaire dans 19 pays via 34 représentations. Pour bien profiter de ces investissements importants que fait le ministère des Relations internationales et de la Francophonie, on a lancé une transformation stratégique majeure. (Voir la carte des missions)
Ces missions à travers le monde doivent devenir, plus que jamais, un moteur économique (investissements, sécuriser nos chaînes d’approvisionnement, recrutement de main-d’œuvre) et puisque faire rayonner la culture québécoise est important, Québec veut voir des résultats mesurables.
G20 - Francophonie
Ottawa veut se donner une diplomatie pragmatique, Québec veut une diplomatie d’impact, une diplomatie identitaire. Le Canada (un membre fondateur du G20) veut un rapprochement avec plusieurs de ses membres. Le Québec , de son côté, souhaite que son leadership comme membre important soit encore plus présent auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Pas question cependant de négliger les États-Unis, surtout les États proches de nous, mais aussi le Texas, la Californie. Et on fait des efforts de plus en plus grands dans la région Indo-Pacifique –Tokyo, Séoul, Singapour.
Ce que tout ça veut dire
La diplomatie canadienne (et on doit compter les nombreuses délégations et missions des provinces) est une des réponses que le Canada offre aux actions américaines de Donald Trump et à la nouvelle réalité : nos voisins du sud ne sont plus fiables, selon nos gouvernements. Et on voit de plus en plus qu’il y a un changement profond du système politique américain qui ne dépend pas d’un seul homme, donc qui pourrait persister après son départ.
Sans nécessairement augmenter dramatiquement les budgets de notre présence à l’étranger (sauf pour la cybersécurité et la transformation numérique), le Québec et les autres provinces (tout comme le fédéral) ajustent leur rôle et leur stratégie en intensifiant et en diversifiant nos relations.
Ces changements forcent le Canada à se doter d’une autonomie stratégique, à renforcer les liens directs avec certains États américains en diversifiant nos alliances (surtout économiques) à travers le monde, même avec des pays avec qui nous ne sommes pas d’accord (Chine, Inde).
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Texte original Le Courrier parlementaire©, assistance de recherche Gemini IA






























